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HUMEUR DU 16-06-08 - PAR ALBANE

 
J'ai promis à un ami de continuer ce blog mais pas tout de suite,
encore besoin d'un peu de temps...
 
Je vais changer de lieu pour ce blog je pense
et en faire un nouveau...
 
Avoir de nouveaux lecteurs pour venir lire mes pauvres humeurs...
 
Voici l'adresse... du Nouveau blog... 
 
mais soyez un peu patients...
 
xxxxxxxxxxxx

HUMEUR DU 13-06-08 - PAR FRED - 1 AN

 
Je me réveille doucement; il fait jour, je le devine derrière les volets clos.

Un matin calme comme tant d'autres, sans bruits de moteurs, sans radio braillant des musiques insipides.

Un an déjà... un an à se demander de quoi sera fait demain, alors que nous sommes quelques uns à n'avoir rien à craindre de demain. Certains inconforts nous rappellent que nous faisons partie du monde. Tant ont gagné un paradis illusoire, je veux profiter de celui çi tant que je peux, même si les anges y sont rares.

Il faut bien se nourrir, aller voir au jardin ce qui pousse malgré la pluie quasi quotidienne, aller au supermarché déserté pour récupérer encore deux ou trois conserves. Il faut bien se vêtir pour faire face au journées grises. Un vrai paradis est chaud et les fruits y tombent seuls lorsqu'ils sont à point, on s'y promène peu vêtus, le peu sert à protéger certaines parties sensibles d'insectes importuns.

J'ai toujours aimé mon foyer, ma maison... l'idée de m'en éloigner le disputait souvent aux perspectives des découvertes. Le rayon d'action que me donne mon vélo me suffit à goûter l'aventure. Heureusement que mes ancêtres aimaient à bouger, aller voir l'autre vallée, l'autre ile, l'autre continent. Grâce à eux le temps s'est accéléré et notre planète a rapetissé. Etait ce un bien ?

Un an déjà... depuis la perte de ces jolies rencontres dans la banlieue grise de Paris. Un an sans correspondre, sans se lire, se parler,
échanger des astuces sur la manière de bien vivre.
Un an sans guetter sur internet nos humeurs, nos joies et parfois nos peines, nos coups de cœur et nos déceptions. Que sont elles devenues, ces rencontres ?
Cloitrées chez elles, parties en visites, ou... J'ai parfois envie de partir pour aller prendre des nouvelles, envie de donner des miennes.

Un an déjà... sans boulot, sans contraintes, et tout ce que j'ai fait c'est de rester à attendre. Attendre quoi ? Surtout pas le retour de ma vie d'avant. Plutôt de voir arriver des amis pour passer une soirée ou deux autour d'un bon feu, se réchauffer et parler du bon vieux temps. Pathétique sentinelle qui ne voit plus passer que les nuages et les migrations d'oiseaux, ma porte est grande ouverte à qui amène la paix.

Un an déjà... un vieux journal prends la poussière sur le coin d'un meuble inutile. Ils annonçaient l'arrivée de la grippe aviaire avec
force catastrophisme. Moi qui suis déjà à terre si je choppe un rhume... Je suis toujours là, comme d'autres. Dites moi qu'il y en a d'autres !
Un an déjà... sans voir personne.

Tout ça pour dire... il s'en passe des choses en une année. Les gens changent, le monde change, certains grandissent, d'autres stagnent.
 
Et, dans le lot, une jeune femme s'est astreinte à se dévoiler au quotidien, ou presque, pour assouvir notre curiosité ou simplement nous faire sourire.
 
La fin de quelque chose est triste si on ne veut voir que cette chose. Moi, je prétends que la fin de quelque chose est la naissance d'une autre et que le plaisir partagé laisse des souvenirs tendres. Mains tendues ou claquages de portes, sourires ou larmes, la vie est une comédie.
 
En tant que spectateur ayant parfois franchi le rideau, je dis... bravo, l'artiste !

Et merci d'avoir accueilli ma prose, mes vers restant des choses intimes... mais qui sait ce que réserve l'avenir.

Rien n'est impossible !
 

HUMEUR DU 13-06-08 - PAR ALBANE - AN

 

Voilà.... Voilà, cela fait un an que ce blog a vu le jour : Le 13 juin 2007
 
1 an, 365 jours, environ 220 billets (dont 30 humeurs de Fred, 6 humeurs d'olive et des autres), quelques histoires cons, des histoires de princes et de princesses, des messages perso, pas loin de 210 commentaires, plus de 14 500 pages vues...
 
Imprimé, cela représente plus de 200 pages A4, en Arial, caractère 10, marges ... oui bon ça va là !!! (qui veux son exemplaire dédicacé lol !!)
 
Je ne sais même plus comment j'en suis arrivée là... Quelle mouche m'a piqué ce jour là pour que je commence à me mettre à écrire tout cela et surtout à continuer pendant tout ce temps. Peut être le besoin de faire sortir de ma tête tout ce que je ne peux pas forcément dire.
 
Ecrire (enfin tapoter sur un clavier pour mon cas), c'est qq chose que je ne connaissais pas avant et ce n'est pas toujours facile, même si ce n'est qu'un blog, essayer d'exprimer par des mots ce que l'on ressent au fond de soit (et là par exemple, j'ai du mal à les trouver les mots...) et c'est encore plus difficile de dire oralement ce que l'on pense.
 
Un an de ma vie, un an de rires, un an larmes (et oui y'en a eu aussi), un an de rencontres SL et RL (Second Life et Real Life) et quelles rencontres... (oui enfin bon je n'ai pas rencontré tout Second Life non plus, juste mes Ames Perdues, lesVIP et les autres)
 
J'ai raconté beaucoup de choses sur moi, et peut être trop parfois (je n'ai pas compté les humeurs supprimées).
 
Tous ces moments de ma vie (enfin presque) que je ne partage pas forcément avec mon entourage (sauf Miss K. qui sais tout elle !!).
 
Mais j’aimerais tellement en dire plus…
 
Je vous ai tant ennuyé avec mes histoires, mes joies et mes petits et mes gros chagrins (parait que je suis sensible), mes crises de kinder (kinder maxi), de régime, de confitures maisons (et j'en veux encore), mes photos, mes livres et Jean Luc aussi... Haaaa Jean Luc, je le vois toujours dans le train....
 
Vous tous qui avez supporté mes défauts et mes rares qualité (meuuuhhh non j'en ai plein des qualités !! y'a une humeur à ce sujet qq part)...
 
Et puis toutes ces personnes que j'ai rencontrées depuis ces derniers mois. Des gens de passage, d'autres plus fidèles et qquns qui sont devenus des amis.
 
Peut être des amis virtuels pour certains, des amis RL pour d'autres (j'en connais maintenant depuis 1 an 1/2), mais je sais en tout cas qu'il y en a qui comptent beaucoup pour moi, qui ont toujours été là pour m'écouter quand je n'allais pas forcément bien (et aussi quand j'allais bien) et pour tout cela, je les remercies un milliard de fois.
 
J'ai appris beaucoup, même virtuellement, découvert de nouvelles choses, repris goût à la lecture, à la musique et tout plein de choses… Enfin bon, tout ça je l'ai déjà dit tellement de fois
 
Enfin, c'est une belle année quand même, je n'ai aucun regret (si qquns qd même)...
 
Dois-je encore continuer à vous bassiner avec mes aventures ?
 
Non, je crois qu'il est temps d'arrêter, Je n'ai plus le courage d'écrire et je n'ai plus trop de motivation, mes humeurs commencent à lasser.
 
Merci à vous, pour avoir eu le courage de lire tous ces mots, merci pour vos commentaires qui m'ont fait sourire à chaque fois.
 
Merci à Fred pour ses humeurs, Lapinou, Olive, Imma, Two, Wingrane, Pix, Luc, Marco, Super Pat, 13N, Sam, Joy, Hooz, François, Jenny, petit prince... et tous les autres...
 
Ce blog me manquera quand même mais je vais juste continuer à mettre à jour ma liste de livres et peut-être qq photos. 
 
 
Au revoir...
 
J'avais préparé cette humeur il y a un moment déjà et passé du temps ce soir à la modifier... puis j'ai tout perdu... J'ai réussi à retrouver une partie mais pas tout. Elle est moins bien là... désolée. 
 
 
 
 

HUMEUR DU 11-06-08 - PAR ALBANE

 
J-2 avant les un an de ce blog et avant la dernière humeur de celui-ci....
 
Je la prépare cette dernière humeur... Je l'écris, reviens dessus, corrige, efface et recommence. Les idées ont du mal à venir quand même. Peut être trop de choses dans ma tête actuellement...
 
Rendez vous le 13 Juin...
 
Albane

HUMEUR DU 07-06-08 - PAR ALBANE

 
Juste une petite humeur aujourd'hui, pas grand chose à dire... Humeur un peu tristoune aujourd'hui pour pleins de raisons.
 
J'ai reçu un petit mail de mon ami Sam, qui m'a envoyé sa nouvelles vidéo que j'ai envie de partager avec vous car je la trouve très bien et je suis épatée par son travail, et par la qualité de sa vidéo. Les images sont superbes, les effets spéciaux extras et la musique est bien choisie.
 
Bravo mon ami Sam... donnez moi de vos nouvelles, et sachez que ça me manque nos papotages :o)
 
 
  
 

HUMEUR DU 05-06-08 - PAR FRED

 
Je continue d'explorer les liaisons entre le virtuel et le réel, à la recherche des limites. Plus j'y pense et plus il me semble qu'elles n'existent que dans le but de se protéger de trop d'implications, se prémunir contre trop de sentiments éxacerbés par le manque de certains sens dans ces relations.
 
Je me vante de pouvoir (parfois) différemment interpréter les choses selon qu'elles sont dites ou écrites, lues sur un écran, un papier, ou un visage, et vous le faites toutes et tous.

Interpréter... définition trouvée sur le site de l'Internaute:
Sens 1 Expliquer, traduire, donner un sens. Synonyme élucider
Sens 2 Exécuter une oeuvre théâtrale ou musicale. Synonyme lire

Le rideau s'ouvre....
J'ai vécu une étrange aventure virtuelle, hier soir, étrange et dérangeante.

Gentiment interpellé par une gentille dame, rencontrée il y a quelques semaines et peu vue car peu en ligne, nous entamons une conversation comme le virtuel en a le secret, c'est à dire deux phrases à l'heure.

Elle me demande si je vais bien... ce que je fais...

Je suis en train de jouer au mmm.. pendu, chez une amie (bon, un strip pendu, ça va, rhooo) qui me propose de l'inviter aussitôt. La réponse est négative, elle semble occupée de son coté. Un long moment se passe avant qu'elle ne me renvoie un coucou, tu fais quoi... Pour plaisanter, je lui dis que le jeu est fini, que plus personne n'est habillé... et je l'invite à nouveau à venir. Nouveau refus, mais, cette fois, elle insiste, me demandant si je peux lui rendre un "service".

Comprenant à demi mots, je lui propose de la rencontrer dans un petit moment. Elle me demande alors si j'ai une petite amie. Non, pas de petite amie, pas besoin, pas envie. Mon métier virtuel me laisse peu de disponibilités pour une petite amie; d'ailleurs, je me sens protégé par mon carnet d'adresse bien rempli (près de 200 noms) ainsi que par le parfum de débauche qui s'attache à la calinologie.
 
Qui voudrait d'un homme qui a deux cents amies qu'il est susceptible de "caliner" ?

Devant ces explications, elle hésite, mais moi non, je veux le fin mot de l'histoire. Quelques instants pour des salutations, un téléport plus tard, nous nous retrouvons dans la grotte qui me sert de lieu de rencontre. Le feu brule doucement, la nuit est tombée... tout est propice aux confidences.

Je vous passe les détails d'un conversation qui me laisse la sensation étrange précédemment évoquée. Cette jeune femme, au fil des mots, me demande de renoncer à mes nombreuses amies pour me consacrer à elle. Les mots sont ceux d'une conversation douce et triste. Elle me dit pleurer.

Je suis interloqué, on ne s'est vus que trois fois, pour des choses anodines, des visites... Fin de la soirée, je pars après un bonsoir, j'aurai plus tard un message qui laisse présager qu'on ne se reverra jamais.

Que dire de plus ? J'ai envisagé, pour ma tranquillité d'esprit, que ce soit un Jeu de Rôle, et là, j'ai très envie de continuer, quitte à moi aussi pleurer virtuellement. Mais il se peut aussi que ce soit plus sérieux, et, dans ce cas, il est préférable qu'on s'oublie, tout de suite, maintenant, avant que les dégats ne soient trop profonds. Mes
nombreuses amies m'ont appris plein de choses, très différentes. Le dénominateur commun est que l'amour virtuel fait des dégats, autant sinon plus que le vrai, car laissant souvent plus de place à l'interprétation.

Le conseil du calinologue ?
Non, pas aujourd'hui. Débrouillez-vous ! Gérez ça comme vous le feriez dans la vie réelle, doucement, sans heurts, mais sans mensonges aussi, pour ne jamais laisser les interprétations prendre le pas sur des faits moins agréables à envisager.

Moi... j'espère revoir ma foudroyée et qu'elle comprenne que, même si on peut voler et se téléporter instantanément d'un bout à l'autre d'une terre qui, par bien des aspects, a retrouvé sa platitude, il est des réalités qu'on ne peut oublier.

HUMEUR DU 05-06-08 - PAR ALBANE

 
Bon, j'étais partie pour faire un peu de rangement dans mes papiers mais j'ai vite abandonnée... je viens de retomber sur un vieil album photos de mon enfance... Ralalala, que de souvenirs... Bon, je suis sympa, je vais vous faire partager qq photos de moi petites, l'époque où j'étais encore sage et innocente (heuuu mais je le suis toujours !!)
 
Albane couette
 
 
Albane mariage harold
 
 
invit albane 8 - copie
 
 
Baptême     028
 
Voyez, déjà bébé, j'étais déjà une princesse
(ben si c'est ma maman qui le disait, donc c'est vrai...)
 
Quant aux "5", il s'agissait des mes frères et soeurs..
 
 
026
 
Voyez aussi comme le diadème et la perruque m'allaient à ravir...
 
 
027
 
Et, moi, curieuse depuis toute petite :o)
 
Bon voilà pour l'épisode nostalgie... Cela me fait drôle quand même. J'ai oublié tout ces moments de mon enfance, j'ai tout oublié et c'est pas très dôle... C'est le brouillard... Juste quelques passages brefs, quelques moments mais très vagues...
 
J'en ai plein d'autres des photos, mon père adorait en faire, chaque photo était classée, datée, numérotée, une véritable phototèque, pas loin de 100 classeurs et même les négatifs étaient rangés dans des petites pochettes... Je ne cherche même pas d'où me vient mon goût pour le rangement, le classement et la photo peut être.
 
Bon, voilà, pas trop de chose en plus à raconter ce soir, juste ces qq clichés de moi, qui vous donnerons, j'en suis certaine, l'occasion de vous moquer un peu hihihih !!
 
Bises
 
 

HUMEUR DU 02-06-08 - PAR FRED

 
A la calinologie, j'ai décidé d'ajouter l'économie. Pourquoi mélanger les deux me direz vous ? Non ! Ca n'intéresse personne de savoir ?
 
Bon...
 
Par deux fois, ce samedi, j'ai entendu sur France Inter des gens sérieux parler de l'écart qui se creuse entre les riches et les pauvres.
Ca fait un moment que je pense à ça aussi, à mon niveau de consommateur, mon pauvre niveau, me dois je de préciser; en effet, je suis nul en gestion de patrimoine et je ne fais des comptes qu'obligé par mes activités au sein d'associations. J'ai mon argent de poche, mon livret Caisse d'Epargne... et deux comptes... hé... je suis pas si nul tout compte fait.
 
J'avoue avoir quelques fois rajouté de ma poche quelques sommes modestes inexplicablement absentes de mes comptes. Mais dans l'ensemble, ma FEMME* gère tout ce qui nécessite une planification et des taux variables.
 
*(Fabuleuse EPOUSE* Ménagère et Mère Emérite)
 
*(Etonnamment Perspicace Onctueuse Unique et Sérieusement Eprouvée)
 
Prenons un exemple simple pour illustrer mon propos.
 
Telle marque sort un nouveau téléphone qui permet de regarder la télévision, se connecter à internet, prendre des photos, écouter de la musique, guider un promeneur dans une ville inconnue...etc etc.
 
Il me plait bien, cet appareil, j'ai bien envie de l'acheter et de mettre au rebut tous les appareils que je possède et qui ont les mêmes usages, mais séparément.
 
Si je l'achète, voilà, en gros, ce qui va se produire:
 
- Je produis des déchets, ces vieux appareils qui ne servent plus.
- Je consomme du pétrole (plastiques, et énergie), des métaux qui, sans être qualifiés de précieux ne sont pas inépuisables.
- J'induis des transports (matériaux, ouvriers)
 
Voilà pour quelques postes consommateurs d'énergies.
 
D'autre part :
 
- Je donne envie à mes parents, mes voisins, des inconnus dans la rue, d'avoir le même.
- Par les médias, je donne envie aussi à l'africain, l'indien, le chinois, d'avoir quelque chose qui s'en approche.
- J'enrichis les riches qui ont des actions de cette société de téléphone (je dis les riches, parce que, au bout du compte, extrêmement peu de petits porteurs vont vraiment voir la couleur de cet argent).
 
En bref, j'organise une dynamique de consommation qui va prendre l'argent des pauvres, avides d'un niveau de vie qu'ils perçoivent au travers d'objets et de marques, pour le donner aux riches.
 
A quoi me servirai d'avoir une voiture plus grosse que celle de mon voisin ? Je suis resté des années sans direction assistée, sans vitres électriques, sans climatisation parce que je ne voyais pas l'intérêt de payer pour avoir tout ça. Maintenant que c'est dans l'équipement de base, je l'utilise avec plaisir.
 
A quoi sert d'acheter des super baskets de marque à nos bambins sinon à vouloir signaler qu'on est pas autant dans le besoin que notre caddy le laisse croire.
 
Tiens, d'ailleurs... pourquoi je croise monsieur Machin sortant de sa Mercedes à Lidl ou Aldy ?
 
Arrêtons la compétition !
 
Que tel humain aux revenus plus que modestes cesse de rêver et parfois d'acheter des trésors de technologie ou des objets de marques pour investir dans son quotidien. Et pour ça, cessons de lui brandir nos trésors. De toute manière, nous nous sommes fait avoir aussi; nous ne pouvons plus gagner notre vie en fabriquant ces trésors, d'autres, plus exploités, le font à notre place.
 
Peu m'importe que votre salaire soit le double du mien, que vous rouliez en Béhème, que votre téléviseur soit à plasma. J'ai les mêmes plaisirs que vous devant un coq au vin, une biche surprise dans le bois ou le nid de mésanges devant ma fenêtre. J'ai les mêmes peines que vous devant une vieille femme couchée en travers d'une porte, une mère qui porte des langes vides ou un couple qui regarde sa maison partir au fil des flots boueux.
 
Et, si je regarde sans déplaisir ce super téléphone dans votre main, ce n'est pas parce que j'ai renoncé à un rêve; c'est tout simplement parce que mon rêve est plus grand que le votre.
 
J'aime ce genre d'humeur parce que je crois ouvrir un débat. J'ai sûrement tort quelque part... Montrez moi que mon utopie n'est pas viable, ouvrez moi les yeux, mes yeux qui ne voient souvent que la misère parce que j'ai depuis quelques temps cessé de m'intéresser à la famille royale ou aux dépenses de la Jet Set, ces carottes qu'on nous brandit sur nos écrans à plasma pour nous dire... allez, dépensez, vous avez encore tout ça à désirer.