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HISTOIRE DE PEAU D'ANE

 

PEAU D'ANE


d'après Charles Perrault et pas écrit pas moi lol !!

 

Il était une fois, comme bien souvent dans les contes, un roi, une reine et une jeune princesse.


À cette époque on ne pouvait trouver famille plus heureuse sur la terre. En plus de ce bonheur le roi possédait un âne merveilleux. Cet âne, au lieu de déposer du crottin comme tous les autres ânes, faisait de l'or chaque jour sur sa litière! Imaginez-vous cela ?


Ainsi la vie se déroulait paisiblement et tous les matins le roi, la reine, la princesse et l'âne, entourés de tous les gens de la cour, se réveillaient heureux d'exister, heureux d'être ensemble, heureux de n'avoir nul souci.


Mais, comme parfois dans la vie, il arriva que ce bonheur fût assombri par une étrange maladie qui s'empara de la reine. Celle-ci dépérissait et lorsqu'elle fut près de mourir elle appela le roi son époux et lui fit part d'une dernière demande:


-"Cher époux, lui dit-elle, lorsque je ne serai plus là, il faudra vous remarier un jour; promettez-moi de n'épouser que quelqu'un digne de vous, quelqu'un qui me ressemble ou, mieux encore, quelqu'un qui me surpasse".


Le roi pleura et dit qu'il préférait mourir avec elle plutôt que de penser à une autre, mais, malgré tout, il lui fit cette promesse, sachant que nulle part il ne trouverait épouse supérieure en grâce, en beauté, en intelligence, en amour à celle qui le quittait pour toujours.


Le roi se retrouva donc avec la princesse et l'âne merveilleux, entourés de tous les gens de la cour et ces derniers commencèrent à lui conseiller de chercher maintenant une nouvelle épouse. Le roi refusait d'y penser, mais, comme il était roi, il dut tout de même s'y résigner et tous les jours qui suivirent, ses conseillers lui apportèrent des portraits de princesses toutes disposées à l'épouser.

 

Et, chaque jour, le roi jetait un oeil triste sur ces portraits et trouvait que l'une avait un trop grand nez, l'autre de trop petites oreilles, la troisième des sourcils trop épais. Chaque fois il trouvait un détail pour refuser telle ou telle princesse, sans vouloir avouer qu'il pensait toujours à sa femme.


Un jour, alors qu'il regardait encore d'un oeil distrait les portraits du jour, il tourna son regard vers la fenêtre et aperçut sa fille qui avait bien grandi depuis. Elle était assise sur la margelle du puits dans le parc du château et contemplait les oiseaux qui revenaient annonçant le printemps. A mieux y regarder encore le roi se dit qu'elle était aujourd'hui devenue une magnifique princesse, bien plus belle et plus aimable que toutes celles que lui proposaient ses conseillers.

 

      

 

Il la fit venir et lui dit:


-"J'ai promis à ta maman, le jour où elle est partie pour l'au-delà, de n'épouser qu'une princesse qui la surpasserait en grâce et en beauté. Tu es celle-ci. Voudrais-tu m'épouser ?"


La princesse n'en croyait pas ses oreilles!!! Comment??? Me marier avec mon père???? Elle ne sut quoi répondre et partit en courant vers la
forêt où vivait sa marraine, la fée Lilas. Elle arriva près d'elle et fondit en larmes.


- Que se passe-t-il, lui demanda la fée Lilas en lui passant la main dans ses longs cheveux d'or. Quel est ce gros chagrin ma petite filleule?


- Marraine!! C'est horrible!! Mon père veut que je devienne sa femme!!


- Effectivement, répondit sa marraine, c'est... c'est quelque chose de vraiment bien surprenant de sa part. Peut-être que sa trop grande tristesse l'a rendu un peu fou. Écoute-moi, voilà ce que tu vas faire. Tu vas lui dire qu'il te faut du temps pour réfléchir et que de toutes façons tu ne pourras l'épouser que s'il te donne... une robe couleur du temps. À mon avis, cela lui sera impossible et ainsi tu ne seras ni obligée de désobéir à ton père, ni obligée de te marier avec lui! N'est-ce pas là une bonne idée?


- Je ne sais pas Marraine, je vais essayer.

 

      


La princesse rentra donc au château et alla trouver son père pour lui dire ce que la fée Lilas lui avait conseillé de dire. Le roi alors appela tous les meilleurs couturiers du pays et leur ordonna de faire, dans la nuit même, une robe couleur du temps. Et, bien qu'il ne fût pas méchant, il les menaça pourtant de leur faire couper la tête s'ils n'y parvenaient pas.


Les couturiers se mirent au travail et dès le lendemain ils apportèrent à la princesse une magnifique robe couleur du temps, aux reflets bleus et blancs et légère comme un nuage. La princesse les remercia et courut une nouvelle fois vers la forêt pour y rejoindra sa marraine, la fée Lilas.


- Marraine! Marraine! Mon père m'a offert ce matin la robe couleur du temps que je lui avais demandée! Que faire maintenant!!??


- Je sais, dit la fée Lilas en réajustant son long voile de tulle, tu vas lui dire qu'il te manque encore une robe... une robe couleur de lune! Cette fois-ci ça m'étonnerait qu'il y parvienne.


Alors la princesse repartit en courant pour faire cette nouvelle requête à son père. Il était bien un peu surpris par tous ces caprices; la princesse n'exigeait jamais rien autrefois! Mais, tellement soucieux de lui plaire, il accepta et convoqua de nouveau tous les meilleurs couturiers du pays.


- "Il me faut pour demain matin une robe couleur de lune. Faites vite et surtout ne me décevez pas ou sinon... on vous coupera la tête".


Non par crainte d'un tel châtiment, que le roi sans doute n'aurait pas fait exécuter, ils se mirent de nouveau au travail et toute la nuit confectionnèrent une superbe robe couleur de lune. Au matin ils l'apportèrent à la princesse qui n'en croyait pas ses yeux. Cette nouvelle robe brillait comme une pleine lune au milieu des étoiles et son tissu était soyeux comme un ciel d'été. Elle courut dans la forêt une nouvelle fois pour alerter sa marraine la fée Lilas.


- Marraine! Marrraine ! Le roi m'a offert ce matin la robe couleur de lune que je lui avais demandée!! Que faire maintenant??!!


- Bien, bien, bien... dit la fée Lilas, très calmement... alors cette fois-ci tu n'as qu'à lui demander une robe... une robe couleur soleil!!


Et la princesse, confiante, retourna vers le château et alla voir son père pour lui demander cette fois la robe couleur soleil.


Les meilleurs couturiers, qui n'étaient pas partis bien loin car ils se reposaient de leurs deux nuits de travail, furent réveillés par la voix tonitruante du roi qui leur demandait cette fois, de faire, dans la nuit, une robe couleur soleil. Il n'eut pas même besoin de préciser qu'évidemment s'ils n'y parvenaient pas il leur ferait couper la tête. Les couturiers se consultèrent et ensemble se mirent au travail.

 

     


Ils firent tant et si bien qu'au matin ils apportèrent à la princesse une magnifique robe resplendissante, éclatante, brillant de tous les feux d'un soleil de printemps. La princesse en fut presque éblouie et les gens de la cour s'extasiaient devant cette splendide lumière qui brillait ainsi autour de la princesse!
Alors que le roi approchait, une nouvelle fois la princesse partit en courant en direction de la
forêt, chercher une nouvelle fois un conseil auprès de sa marraine, la fée Lilas!


- Marraine! Marraine!


- Oui, je sais... tu viens sûrement me dire que le roi t'a offert ce matin même une robe couleur soleil, c'est bien cela?


- Oui marraine une robe magnifique qui brille de tous les feux d'un soleil de printemps! Que faire??!!!


- Écoute moi bien. Je crois que cette fois-ci le roi ne va pouvoir répondre à ta demande. Cette fois tu vas lui demander... la peau de son âne chéri!


- La peau de son âne ?!! Mais Marraine je ne peux pas lui demander une telle chose! Cet âne est pour lui non seulement un merveilleux compagnon mais encore une véritable mine d'or, une inépuisable fortune!


- C'est bien pour ça qu'il ne pourra pas te l'accorder et ainsi tu n'auras ni à lui désobéir ni à l'épouser!


Alors la princesse retourna au château et, d'une voix tremblante, elle réclama au roi... la peau de son âne.


Le roi fut extrêmement étonné d'une telle demande, mais plus encore la princesse fut surprise de le voir accepter.


- Que ne ferais-je pour toi, ma princesse, pour qu'enfin tu consentes à devenir ma femme, soupira le roi.


Et il ordonna à ses laquais d'aller chercher la peau de son âne pour en faire don à sa fille.


Cette fois-là, la princesse n'eut pas à courir vers la forêt. Sa marraine était venue et assistait sans sourciller à cette étrange scène.


Une fois seules, la princesse et la fée Lilas, cette dernière s'approcha et lui glissa à l'oreille.


- Tout se passe comme il faut; voici maintenant pour toi un extraordinaire déguisement pour quitter le château dès cette nuit. Vêts-toi de cette peau d'âne et attends au coin de l'allée près de la forêt, un carrosse te conduira loin d'ici et tu ne craindras plus ni de désobéir à ton père, ni de l'épouser. Emporte aussi avec toi cette baguette magique. Lorsque tu voudras faire apparaître la malle qui contient tes robes et tes bijoux, tu n'auras qu'à taper trois petits coups de baguette et elle apparaîtra.


La princesse, toujours confiante dans les conseils de sa marraine, fit comme elle lui avait dit et, à la nuit tombée, vêtue de la peau d'âne elle prit la baguette magique et se rendit au bout de l'allée où un carrosse l'attendait.


Le carrosse la mena fort loin puis s'arrêta. Elle en descendit et à pied elle continua sa route sans bien savoir jusqu'où cela l'entraînerait.

 

Parvenue à une ferme, elle entra pour y demander quelque chose à manger et un endroit où se reposer car elle avait longtemps marché. La femme qui la reçut lui dit qu'elle n'aurait rien ainsi gratuitement, mais que précisément elle cherchait une souillon pour s'occuper des dindons, des moutons et des cochons; en guise de salaire elle serait nourrie et logée. Peau d'âne, puisque tel fut son nom désormais, accepta et commença sa tâche.


Les autres servants et commis de la ferme se moquaient d'elle, lui lançaient des injures, sortaient des plaisanteries qui ne faisaient rire qu'eux, lui disaient qu'elle sentait mauvais, que les cochons devaient la prendre pour une des leurs. Pas un seul ne montra un peu de compassion pour elle. Peau d'âne vivait donc seule dans cette cabane un peu à l'écart de la ferme que lui avait attribuée la patronne du lieu pour qu'elle n'empeste pas et n'incommode pas les autres avec sa crasse et son odeur de peau d'âne.

 

      


Parfois le soir, lorsqu'elle avait terminé sa besogne Peau d'âne, pour se consoler, prenait la baguette magique et tapait trois petits coups pour faire apparaître sa malle chargée de robes et de bijoux. Et là, rien que pour elle, Peau d'âne s'habillait en princesse; ce qu'elle n'avait jamais cessé d'être.


Le temps s'écoulait ainsi, laissant Peau d'âne en sa cabane et le roi tout à sa tristesse d'avoir vu revenir gendarmes et soldats sans qu'aucun ne lui apporte la moindre nouvelle de sa fille.

 

Puis un jour il y eut une grande fête à la ferme pour célébrer la fin des moissons. Tous dansaient, mangeaient et buvaient ensemble, seule Peau d'âne était restée à l'écart, dans son humble logis. Sachant que personne ne l'y viendrait voir elle revêtit ce jour là sa robe couleur soleil. Le prince du château voisin, à qui appartenait la ferme, était venu pour les festivités et après avoir admiré la récolte de l'année, comme il faisait le tour de la ferme, il aperçut une étrange lumière. S'approchant de la cabane de Peau d'âne, par un des carreaux, il l'aperçut et fut ébloui! Non pas par l'éclat de sa robe, mais par la grâce et la beauté de la princesse. Il fut tellement surpris qu'il n'osa pas même frapper à la porte.


Il fit demi-tour, alla trouver les gens de la ferme et il les questionna pour savoir quelle était cette magnifique jeune fille qui résidait dans la cabane. Ils se mirent tous à rire, pensant que le prince avait bu ou que le soleil lui avait tapé sur la tête: "Peau d'âne?? Une magnifique jeune fille??!! Ah !!! Ah!!! Ah!!! Elle est bien bonne celle-là!!! C'est la souillon qui s'occupe des cochons, des dindons et des  moutons

 

  


Le prince, sans bien comprendre leur hilarité, rentra chez lui, car sa mère l'attendait. Mais il n'était plus tout à fait le même. Il se coucha et refusa de souper. Son père alors demanda à sa femme ce que pouvait bien avoir leur fils; lui qui d'habitude mangeait comme quatre, n'avait, ce soir, touché à aucun plat. Ils montèrent donc le voir et, inquiets firent même venir le médecin de la cour qui ne sut se déterminer sur la nature du mal dont souffrait le prince.


- "Mon fils que se passe-t-il? Tu n'as rien mangé? N'as-tu pas faim? As-tu envie de quelque chose qu'on ne t'a pas apporté sur le plateau?"


- Veux-tu un autre cheval pour galoper plus vite? Veux-tu que l'on donne un bal pour toi? Veux-tu... ses parents ne savaient plus quoi lui proposer lorsqu'il se décida à parler


- Maman, puisque tu me le demandes je peux bien te le dire... je voudrais... je voudrais un gâteau!!


- Un gâteau lui dit sa mère, mais tu en as là une dizaine!! J'y ai fait mettre tes gâteaux préférés! Celui à la framboise dont tu raffoles! Et celui au chocolat dont tu te délectes! Et celui-ci à la pomme que tu adores et...


Mais le prince ne laissa pas sa mère terminer sa phrase :


- Maman! Écoute moi. Je veux un gâteau... un gâteau de Peau d'âne!!"


- "Pane"? Qui est-ce celui là?? Un nouveau pâtissier dans le pays?


- Non, maman pas du tout... c'est... c'est...


- Peau d'âne est la souillon qui s'occupe des moutons des dindons et des cochons dans votre ferme voisine déclara le médecin qui était resté auprès du prince.


- Notre fils est devenu fou!!!! Notre fils est devenu fou!! S’écria la reine. Il veut s'empoisonner!!!


Son mari, qui s'était éloigné un instant, accouru attiré par ses cris.


- Que se passe-t-il?


- Notre fils est devenu fou!!! Il veut un gâteau de Peau d'âne!!


- Pane? Ne serait-ce pas un nouveau patiss...


- Non, l'interrompit sa femme... c'est la souillon qui s'occupe des dindons, des moutons et des cochons dans notre ferme voisine!!


- Effectivement, dit le roi en examinant son fils d'un oeil inquiet, il est peut-être devenu fou. Ne t'es-tu pas cogné la tête à une branche d'arbre en galopant trop rapidement dans la forêt?


Le prince, sans se soucier de la question de son père, répéta...


- S'il vous plait... faites moi venir un gâteau que Peau d'âne aura fait pour moi... s'il vous plait! J'ai faim de ce gâteau là.


Voyant que pour le moment il n'y avait rien d'autre à faire qu'à céder à ce caprice, les parents du prince envoyèrent un de leur laquais pour demander à Peau d'âne de confectionner un gâteau pour le prince.


Peau d'âne ne parut même pas surprise par cette étrange requête. Elle se retira dans sa cabane, frappa le sol trois fois avec sa baguette magique, enfila une de ses plus belles robes, mit ses plus beaux bijoux et commença à préparer le biscuit qu'elle savait si bien faire :

 

4 oeufs, 300g de sucre, 300g de farine, 300g de beurre, une cuillère à café de levure - Faites chauffer le four à 170°C (th.5). Fouettez le beurre avec le sucre pour qu'il blanchisse. Ajoutez les œufs un par un. Mélangez la farine et la levure. Ajoutez les aux autres ingrédients, versez la pâte dans le moule et mettez-le aussitôt au four. Laissez cuire 30 minutes. Démoulez.

 

      

 

Allez savoir comment, la bague qu'elle portait au doigt glissa au milieu de la pâte juste avant que Peau d'âne n'enfourne le gâteau. Lorsque enfin le gâteau fut cuit Peau d'âne le sortit du four, le mit un instant à refroidir pendant qu'elle rangeait sa robe et, en "peau d'âne", sortit pour remettre le biscuit au laquais qui attendait.


Celui-ci partit au galop porter le biscuit à la reine qui le goûta du bout des lèvres et, l'air satisfait, le tendit à son fils.


Le prince s'en saisit et se mit à le dévorer malgré les conseils de sa mère, de son père et du médecin, qui était toujours là, qui n'arrêtaient pas de lui dire de manger moins vite, de lui répéter qu'il allait s'étouffer. C'est bien d'ailleurs ce qui faillit arriver! Le prince tout à coup se mit à tousser, à tousser encore et... au beau milieu d'une quinte de toux, il réussit, sans se faire voir, à prendre la bague dans sa main et à la cacher sous son oreiller. Rassasié et heureux d'avoir ce gage près de lui, il s'endormit. Ses parents se retirèrent, et le médecin aussi.

 

    

Le lendemain matin, le prince dès son réveil semblait de fort bonne humeur. Ses parents en étaient ravis; ils étaient si contents qu'ils lui proposèrent d'organiser un bal le soir même pour fêter sa guérison. Le prince leur dit qu'il n'avait pas besoin de bal, que ce qu'il lui fallait maintenant c'était se marier au plus vite. Comme ses parents avaient cela dans l'idée depuis plusieurs mois, ils furent fort satisfaits de voir que leur fils pensait dans la même direction qu'eux. Ils lui proposèrent donc d'organiser un bal pour qu'il puisse rencontrer les princesses des royaumes alentour. Décidément ils semblaient beaucoup tenir à ce qu'il y ait un bal! Seulement le prince à ce moment là ouvrit sa main et montra la bague qu'il tenait cachée jusqu'à présent... ses parents intrigués s'approchèrent et lui demandèrent où il voulait en venir.

- Voilà, dit le prince, j'épouserai celle à qui cette bague ira.


Ses parents se rapprochèrent plus encore pour examiner attentivement cette bague. Elle semblait effectivement si étroite que seule une personne qui aurait doigts fins et gracieux pourrait l'enfiler. Ils furent donc d'accord avec cette idée un peu extravagante de leurs fils et organisèrent dès le lendemain matin, non pas un bal, mais une sorte de défilé des princesses des alentours. Le prince voulut lui-même procéder aux essayages. À la fin de la matinée toutes les princesses étaient reparties; aucune n'avait pu enfiler la bague.

 

On fit donc venir alors les duchesses, les marquises puis les baronnes... mais toutes repartirent comme elles étaient venues. Alors vint le tour des jeunes filles bien faites du village, puis les filles de chambre, les servantes, les cuisinières, les gardeuses d'oies, toutes les filles de la région accouraient pour essayer la bague... aucune ne fut capable, malgré les efforts de certaines, aucune donc ne fut capable d'enfiler la bague.


Lorsque la dernière fut venue... et repartie, le prince demanda:


- Je n'ai pas vu Peau d'âne. Qu'on aille la chercher. Elle doit, elle aussi essayer cette bague.


Comme il ne restait qu'elle, personne ne trouva à redire cette fois. Si le prince ne craignait pas d'être incommodé par l'odeur d'une peau d'âne, qu'il fasse comme bon lui semble. Et on alla chercher Peau d'âne.


Lorsqu'il la vit entrer dans la salle, le prince s'inquiéta... ne s'était-il pas trompé lorsqu'il avait regardé par la fenêtre de la cabane? Celle qu'il avait vue n'avait rien de commun avec cette souillon! Alors qu'il se faisait intérieurement toutes ces réflexions, Peau d'âne approchait et lorsqu'elle fut devant lui, le prince lui demanda sa main, pour essayer la bague. De dessous la vilaine peau d'âne, sortit une main fine et gracieuse et la bague s'ajusta sans aucune peine au plus joli doigt du monde.


La princesse fit alors glisser sa vieille peau de bête et tout le monde fut troublé de la voir alors plus resplendissante qu'elle n'avait jamais été.
Elle demanda au prince la permission d'attendre le consentement de son père pour célébrer leur mariage, ce qu'il lui accorda bien volontiers.

 

Quelques jours plus tard, le roi vint heureux de retrouver sa fille. Il s'excusa du mal qu'il lui avait bien malgré lui causé, l'assura de son rétablissement et ce mariage fut un des plus beaux de tous les temps. On raconte que les festivités durèrent trois mois, que les rois des pays voisins y furent conviés et vinrent tous, les uns à dos d'éléphants, d'autres à dos de chameaux et les derniers à pied. On dit aussi que cent ans plus tard les jeunes mariés s'aimaient encore et que, s'ils n'étaient morts, ils s'aimeraient toujours.

 

      

 

Le texte de Charles Perrault

Histoire de rien et de tout et de surtout de n'importe quoi

 
Il était encore et encore une fois une toute petite boite, très jolie (heuu j'exagère un peu, quoi que !! hihih !!), qui trainait qq part sur une grande table en chêne massif (oui c'est du solide, une valeur sûre !!), simplement posée là, comme si elle avait été abandonnée..., non loin de là, à qq kilomètre, heuu non centimètres (j'ai un peu de mal aves les conversions cm/km et les distances)un grand coffre fort avec deux gros boutons sur le devant (on aurait dit des lunettes) prenait une place énorme dans la pièce
 
Bref, la petite boite était remplie de pleins de petites choses secretes, elles pesait lourd quand même, et la table était sa meilleure place, le seul endroit où elle ne risquait pas de tomber, elle était très fragile quand même, faite dans un beau bois, sculptée, ornée de magnifiques papillons en or.
 
Quant au coffre...............
 
J'attends la suite.... Clin d'oeil - Nouveau défi ?? - Ecrivage d'histoire con avec moi BPCA Clin d'oeil ???

Petite histoire pour l'hiver - PAR FRED

 
Il était une fois, par une froide journée d'hiver, un pervers patenté astigmate dont la passion principale avouée était de sortir dans les
jardins publics vètu de son petit pardessus anthracite afin d'y exhiber son pauvre pinceau atrophié.
 
Personnellement peu attentive à la chose, une petite princesse anémiée pérorait paisiblement alentours.

Pratiquement privée d'amour, la pauvre princesse anorexique (et oui, elle avait en plus perdu l'apétit), pensant prendre avantage de la
situation, poussa plus attentivement l'examen du petit pénis avachi.

Mon pauvre petit ami, pensa t'elle, pourquoi pas attendre de meilleurs conditions ? Dès que les températures remonteront, ton petit pantin
affaibli redressera la tête.

Comme la petite princesse avait bon coeur, elle prit patiemment, avec douceur, le petit pistil amical qui, se réchauffant, prit progressivement avantage de la chaleur pour grandir en une parfaite poutre amoureuse. Ce que voyant, il s'écria : Petite princesse, attends ! Je promet, princesse, avant que tu ne la presses plus ardemment, que jamais personne plus affriolante ne l'avait passionnément prise ainsi. Et c'est pour plaire avantageusement qu'elle peut presque atteindre maintenant la taille d'un petit palmier africain...

Bon, moralité... le jours froids reviennent, gardez la au chaud !
 

MEGA HISTOIRE CON D'UN PRINCE ET D'UNE PRINCESSE

 
Voici un condensé de mon histoire con du jour... Je vous rassure, c'est la dernière... Je ne reviendrais certaintement plus dessus. C'était le dernière histoire con que j'invente... car elles sont trop cons mes histoires Sourire
 
Il était une fois, un prince perdu au milieu de nul part...
 
Il rencontra une princesse au détours d'un chemin, sur une ile dont j'ai oublié le nom.
 
Il se parlèrent, échangèrent quelques idées, dansèrent un peu, visitèrent un peu le monde ensemble.
 
Le petit prince pris le temps d'écouter beaucoup la princesse, lui racontait de belles histoires.
 
Il se voyait souvent, mais le petit prince en avait un peu assez en fait, cela ne menait à rien alors,
il la laissa comme ça sur le coin d'une piste de danse...
 
La princesse fut très triste et pleura beaucoup beaucoup.
 
Elle décida de partir quelques jours afin de remettre ses idées au clair.
 
Ah ce petit prince, qu'était il en réalité ?
 
A son retour, la princessse pris des nouvelles du petit prince et,
ils recommencèrent à se voir un peu, ce n'était pas toujours facile
car le Roi (le père de la princesse) était souvent là et quant au petit prince,
il aimait une autre jeune fille d'une contré voisine.
 
Puis, une nouvelle séparation attrista encore la princesse...
Elle ne savait pas quoi faire.
En fait si, il y avait le Roi, très présent dans sa vie et elle ne voulait pas le blesser.
Elle ne pouvait pas, même si au fond d'elle, elle avait peut être quelques sentiments pour le prince.
 
N'ayant pas de nouvelles du prince,
elle décida impatiement d'envoyer un pigeon voyageur dans son chateau...
et il répondit à son message
 
Et puis un jour, alors que le petit prince n'allait pas bien pour diverses raisons,
il voulu en parler à la princesse, seule personne disponible dans son entourage,
tous les autres étaient absent ou endormis.
 
Il aurait bien aimé que lui parler et lui raconter ses batailles
contre les dragons ou avec les soldat du méchant roi, père de la princesse.
 
Mais ce jour là, la princesse n'était pas là, ne pouvait pas l'écouter
 
elle était bien triste de ne pas pouvoir lui venir en aide. Elle s'en voulait beaucoup.
 
Le petit prince était triste et pas très en forme, il en voulait à la terre entière.
 
La princesse essayer de lu parler le lendemain,
de s'excuser de ne pas avoir été là quand il en avait besoin mais c'était trop tard,
le petit prince s'était renfermé dans sa coquille et n'avais plus envie de parler.
 
Ils se disputèrent pendant longtemps. Il voulait être aidé mais ne voulait pas, et la petite princesse aurait pourtant aimé lui venir en aide avec les moyens qu'elle avait.
 
Ils décidèrent de ne plus se parler,c'était peut être la meilleurs choses à faire mais, la petite princesse était très triste quand même,
elle aurait voulu rester amie avec lui, être sa confidente car c'est tout ce qu'elle pouvait lui offrir de concret.
 
Le petit prince ne voulait pas.
 
Il avait du mal, et il était triste aussi je crois.
 
Le petit prince reparti découvrir le monde pour essayer de le sauver et la petite princesse alors partie sur la pointe des pieds pour découvrir de nouvelles aventures, seule mais la mal chance fit qu'elle tomba dans un trou, et se fit manger toute crue par un dragon.
 
La petite âme de la princesse s'envola vers le ciel mais, elle laissa quand même un dernier message au petit prince...
 
"j'essaierais d'être là la prochaine fois que ça va pas, petit prince,
si tu as besoin de parler... j'essaierais du mieux que je peux,
même si mon corps n'est plus là car il a été mangé par un dragon), mon âme et mes pensées restent...
j
e n'oublierais pas les belles histoires que tu m'as racontées,
gardes le sourire même si ça ne va pas...
moi je garderais le miens quand je te regarderais de loin"
 
Voilà la fin de cette histoire peut être triste, mais au fond, heureuse quand même.
Personne n'en sort gagnant, ni le prince qui repart seul, ni la princessse qui disparait
Mais il la princesse garde de jolis souvenirs et le prince aussi, dumoins elle l'espère

HISTOIRE DU PETIT POT DE PEINTURE ET DU MOUTON

 
Il était une fois, dans un petit appartement près de la mer, habitait un petit pot de peinture blanc.
 
Il était tout triste ce petit pot sur son étagère...
 
Il était là depuis déjà de nombreux mois sans que son propriétaire ne le regarde.
 
"... Pfuu, que je suis triste sur ma petite étagère, personne ne m'aime, on ne me regarde même pas...." 
 
Son propriétaire l’avait acheté il y a longtemps déjà car il avait décidé de repeindre son petit appartement.
 
Mais dans sa vie, était arrivé un "jeu" appelé "Second Life" et il y passait beaucoup de temps (enfin pas assez pour certain), tellement, qu'il en avait oublié le petit pot.
 
Il n'était plus très motivé pour repeindre son petit chez lui, mais l'était pour d'autres choses :)
 
Pfuu, pousser les meubles, les canapés... quelle galère si disait il !!!
 
Puis un jour, le petit pot de peinture, toujours seul sur son étagère, rencontra un petit mouton de poussière.
 
"Bonjour petit pot" lui dit le mouton
 
"Bonjour petit mouton" lui dit le petit pot
 
"Que fais tu tout seul sur ton étagère ?"  Répondit le mouton
 
"Cela fait des mois que je suis là, et personne ne s'occupe de moi depuis des mois... je suis tout seul et je m'ennuis à mourir"
 
Oh, ne t'inquiètes pas petit pot, tu sais moi aussi je suis là depuis longtemps, je vogues et voyage dans cet appartement... moi aussi il ne s'occupe pas de moi, sait il au moins si j'existe..."
 
"Tu dois avoir bien chaud", dit le petit pot
 
"Oui", répondit-il "j'ai tellement volé ici, visité le dessous des armoires, du canapé, et même sous le lit, j'ai rencontré un beau placard charmant"
 
"Quelle chance" dit le petit pot "moi je ne sais même pas si je quitterais cette étagère un jour"
 
Puis le petit pot et le mouton commencèrent à fermer les yeux pour s'endormir, il était tard...
 
Le lendemain matin, le propriétaire du petit pot, après avoir passé un mauvais vendredi soir (car il avait été jeté en l'air par un dingue sur second life,  avait trop dansé en boite, il avait été très énervé et pas forcément très zen avec tout le monde !!!!!), décida qu'il était peut être temps de redonner un coup de neuf dans ce petit appartement.
 

Il étais décidé, il avait quitté second life, laissé derrière lui ses nombreuses rencontres pour s’occuper de lui, de sa vraie vie (en espérant qu’il n’oublie pas certaines choses) pour écrire et peindre… nan pas des tableaux, ses murs…

 

Il regarda le petit pot, le dévisageât pendant plusieurs minutes en se demandant comment il allait faire…

 

Il soufflât légèrement sur l’étagère et le petit mouton s’envola encore et encore vers de nouvelles aventures…

 

Il pris le petit pot dans ses mains, le tourna, le regarda encore puis se mis à lire l’étiquette qu’il y avait dessus.

 

« Pour utiliser la peinture, qui se trouve dans ce petit pot, il vous faut la diluer avec quelques gouttes d’ailes de papillons, quelques grain de sable, 40 cl d’eau de mer que vous serez allez chercher après minuit, mélangez le tout en faisant un grand SRF et c’est prêt… »

 

Mais voilà, pas très bricoleur et pas très cuisinier ce jeune homme !!!

 

« Hummm, bon des gouttes d’ailes de papillons, y’en a plus depuis vendredi, grains de sable, ben j’ai pas eu l’occasion d’y aller moi sur la plage, 40 cl d’eau de mer !!!! Mais ça fait quoi 40 cl ???? »

 

Voilà, c’est ce que nous disions, pas très cuisinier….

 

Alors, ne sachant que faire, il se dirigeât vers son ordinateur, ouvrir MSN et appela à l’aide, une Sauveuse d’Ames…

 

« Pardon Madame, je suis perdu, savez vous combien font 40 cl ???

 

La dame lui répondit que c’était l’équivalent d’une canette de coca, enfin un peu plus…elle n’avait pas ce soir là son collier magique (offert par un magicien quelques semaines auparavant) qui lui permettait de tout convertir.

 

Mais elle voulait quelques précisions complémentaires : pour faire un tarte, un gâteau ???? Il lui manquait des précisions... Le beau jeune homme ne répondit plus.

 

Toujours perdu avec la conversion de ces 40 cl, il regarda à nouveau le petit pot, lus de nouveau l'étiquette, soupira et reposa le petit pot sur l'étagère....

 

Aujourd'hui, on ne sait pas ce qu'est devenu ce petit pot de peinture. Il doit être je pense très triste et très seul là haut...