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HUMEUR DU 13-06-08 - PAR FRED - 1 AN

 
Je me réveille doucement; il fait jour, je le devine derrière les volets clos.

Un matin calme comme tant d'autres, sans bruits de moteurs, sans radio braillant des musiques insipides.

Un an déjà... un an à se demander de quoi sera fait demain, alors que nous sommes quelques uns à n'avoir rien à craindre de demain. Certains inconforts nous rappellent que nous faisons partie du monde. Tant ont gagné un paradis illusoire, je veux profiter de celui çi tant que je peux, même si les anges y sont rares.

Il faut bien se nourrir, aller voir au jardin ce qui pousse malgré la pluie quasi quotidienne, aller au supermarché déserté pour récupérer encore deux ou trois conserves. Il faut bien se vêtir pour faire face au journées grises. Un vrai paradis est chaud et les fruits y tombent seuls lorsqu'ils sont à point, on s'y promène peu vêtus, le peu sert à protéger certaines parties sensibles d'insectes importuns.

J'ai toujours aimé mon foyer, ma maison... l'idée de m'en éloigner le disputait souvent aux perspectives des découvertes. Le rayon d'action que me donne mon vélo me suffit à goûter l'aventure. Heureusement que mes ancêtres aimaient à bouger, aller voir l'autre vallée, l'autre ile, l'autre continent. Grâce à eux le temps s'est accéléré et notre planète a rapetissé. Etait ce un bien ?

Un an déjà... depuis la perte de ces jolies rencontres dans la banlieue grise de Paris. Un an sans correspondre, sans se lire, se parler,
échanger des astuces sur la manière de bien vivre.
Un an sans guetter sur internet nos humeurs, nos joies et parfois nos peines, nos coups de cœur et nos déceptions. Que sont elles devenues, ces rencontres ?
Cloitrées chez elles, parties en visites, ou... J'ai parfois envie de partir pour aller prendre des nouvelles, envie de donner des miennes.

Un an déjà... sans boulot, sans contraintes, et tout ce que j'ai fait c'est de rester à attendre. Attendre quoi ? Surtout pas le retour de ma vie d'avant. Plutôt de voir arriver des amis pour passer une soirée ou deux autour d'un bon feu, se réchauffer et parler du bon vieux temps. Pathétique sentinelle qui ne voit plus passer que les nuages et les migrations d'oiseaux, ma porte est grande ouverte à qui amène la paix.

Un an déjà... un vieux journal prends la poussière sur le coin d'un meuble inutile. Ils annonçaient l'arrivée de la grippe aviaire avec
force catastrophisme. Moi qui suis déjà à terre si je choppe un rhume... Je suis toujours là, comme d'autres. Dites moi qu'il y en a d'autres !
Un an déjà... sans voir personne.

Tout ça pour dire... il s'en passe des choses en une année. Les gens changent, le monde change, certains grandissent, d'autres stagnent.
 
Et, dans le lot, une jeune femme s'est astreinte à se dévoiler au quotidien, ou presque, pour assouvir notre curiosité ou simplement nous faire sourire.
 
La fin de quelque chose est triste si on ne veut voir que cette chose. Moi, je prétends que la fin de quelque chose est la naissance d'une autre et que le plaisir partagé laisse des souvenirs tendres. Mains tendues ou claquages de portes, sourires ou larmes, la vie est une comédie.
 
En tant que spectateur ayant parfois franchi le rideau, je dis... bravo, l'artiste !

Et merci d'avoir accueilli ma prose, mes vers restant des choses intimes... mais qui sait ce que réserve l'avenir.

Rien n'est impossible !
 

HUMEUR DU 05-06-08 - PAR FRED

 
Je continue d'explorer les liaisons entre le virtuel et le réel, à la recherche des limites. Plus j'y pense et plus il me semble qu'elles n'existent que dans le but de se protéger de trop d'implications, se prémunir contre trop de sentiments éxacerbés par le manque de certains sens dans ces relations.
 
Je me vante de pouvoir (parfois) différemment interpréter les choses selon qu'elles sont dites ou écrites, lues sur un écran, un papier, ou un visage, et vous le faites toutes et tous.

Interpréter... définition trouvée sur le site de l'Internaute:
Sens 1 Expliquer, traduire, donner un sens. Synonyme élucider
Sens 2 Exécuter une oeuvre théâtrale ou musicale. Synonyme lire

Le rideau s'ouvre....
J'ai vécu une étrange aventure virtuelle, hier soir, étrange et dérangeante.

Gentiment interpellé par une gentille dame, rencontrée il y a quelques semaines et peu vue car peu en ligne, nous entamons une conversation comme le virtuel en a le secret, c'est à dire deux phrases à l'heure.

Elle me demande si je vais bien... ce que je fais...

Je suis en train de jouer au mmm.. pendu, chez une amie (bon, un strip pendu, ça va, rhooo) qui me propose de l'inviter aussitôt. La réponse est négative, elle semble occupée de son coté. Un long moment se passe avant qu'elle ne me renvoie un coucou, tu fais quoi... Pour plaisanter, je lui dis que le jeu est fini, que plus personne n'est habillé... et je l'invite à nouveau à venir. Nouveau refus, mais, cette fois, elle insiste, me demandant si je peux lui rendre un "service".

Comprenant à demi mots, je lui propose de la rencontrer dans un petit moment. Elle me demande alors si j'ai une petite amie. Non, pas de petite amie, pas besoin, pas envie. Mon métier virtuel me laisse peu de disponibilités pour une petite amie; d'ailleurs, je me sens protégé par mon carnet d'adresse bien rempli (près de 200 noms) ainsi que par le parfum de débauche qui s'attache à la calinologie.
 
Qui voudrait d'un homme qui a deux cents amies qu'il est susceptible de "caliner" ?

Devant ces explications, elle hésite, mais moi non, je veux le fin mot de l'histoire. Quelques instants pour des salutations, un téléport plus tard, nous nous retrouvons dans la grotte qui me sert de lieu de rencontre. Le feu brule doucement, la nuit est tombée... tout est propice aux confidences.

Je vous passe les détails d'un conversation qui me laisse la sensation étrange précédemment évoquée. Cette jeune femme, au fil des mots, me demande de renoncer à mes nombreuses amies pour me consacrer à elle. Les mots sont ceux d'une conversation douce et triste. Elle me dit pleurer.

Je suis interloqué, on ne s'est vus que trois fois, pour des choses anodines, des visites... Fin de la soirée, je pars après un bonsoir, j'aurai plus tard un message qui laisse présager qu'on ne se reverra jamais.

Que dire de plus ? J'ai envisagé, pour ma tranquillité d'esprit, que ce soit un Jeu de Rôle, et là, j'ai très envie de continuer, quitte à moi aussi pleurer virtuellement. Mais il se peut aussi que ce soit plus sérieux, et, dans ce cas, il est préférable qu'on s'oublie, tout de suite, maintenant, avant que les dégats ne soient trop profonds. Mes
nombreuses amies m'ont appris plein de choses, très différentes. Le dénominateur commun est que l'amour virtuel fait des dégats, autant sinon plus que le vrai, car laissant souvent plus de place à l'interprétation.

Le conseil du calinologue ?
Non, pas aujourd'hui. Débrouillez-vous ! Gérez ça comme vous le feriez dans la vie réelle, doucement, sans heurts, mais sans mensonges aussi, pour ne jamais laisser les interprétations prendre le pas sur des faits moins agréables à envisager.

Moi... j'espère revoir ma foudroyée et qu'elle comprenne que, même si on peut voler et se téléporter instantanément d'un bout à l'autre d'une terre qui, par bien des aspects, a retrouvé sa platitude, il est des réalités qu'on ne peut oublier.

HUMEUR DU 02-06-08 - PAR FRED

 
A la calinologie, j'ai décidé d'ajouter l'économie. Pourquoi mélanger les deux me direz vous ? Non ! Ca n'intéresse personne de savoir ?
 
Bon...
 
Par deux fois, ce samedi, j'ai entendu sur France Inter des gens sérieux parler de l'écart qui se creuse entre les riches et les pauvres.
Ca fait un moment que je pense à ça aussi, à mon niveau de consommateur, mon pauvre niveau, me dois je de préciser; en effet, je suis nul en gestion de patrimoine et je ne fais des comptes qu'obligé par mes activités au sein d'associations. J'ai mon argent de poche, mon livret Caisse d'Epargne... et deux comptes... hé... je suis pas si nul tout compte fait.
 
J'avoue avoir quelques fois rajouté de ma poche quelques sommes modestes inexplicablement absentes de mes comptes. Mais dans l'ensemble, ma FEMME* gère tout ce qui nécessite une planification et des taux variables.
 
*(Fabuleuse EPOUSE* Ménagère et Mère Emérite)
 
*(Etonnamment Perspicace Onctueuse Unique et Sérieusement Eprouvée)
 
Prenons un exemple simple pour illustrer mon propos.
 
Telle marque sort un nouveau téléphone qui permet de regarder la télévision, se connecter à internet, prendre des photos, écouter de la musique, guider un promeneur dans une ville inconnue...etc etc.
 
Il me plait bien, cet appareil, j'ai bien envie de l'acheter et de mettre au rebut tous les appareils que je possède et qui ont les mêmes usages, mais séparément.
 
Si je l'achète, voilà, en gros, ce qui va se produire:
 
- Je produis des déchets, ces vieux appareils qui ne servent plus.
- Je consomme du pétrole (plastiques, et énergie), des métaux qui, sans être qualifiés de précieux ne sont pas inépuisables.
- J'induis des transports (matériaux, ouvriers)
 
Voilà pour quelques postes consommateurs d'énergies.
 
D'autre part :
 
- Je donne envie à mes parents, mes voisins, des inconnus dans la rue, d'avoir le même.
- Par les médias, je donne envie aussi à l'africain, l'indien, le chinois, d'avoir quelque chose qui s'en approche.
- J'enrichis les riches qui ont des actions de cette société de téléphone (je dis les riches, parce que, au bout du compte, extrêmement peu de petits porteurs vont vraiment voir la couleur de cet argent).
 
En bref, j'organise une dynamique de consommation qui va prendre l'argent des pauvres, avides d'un niveau de vie qu'ils perçoivent au travers d'objets et de marques, pour le donner aux riches.
 
A quoi me servirai d'avoir une voiture plus grosse que celle de mon voisin ? Je suis resté des années sans direction assistée, sans vitres électriques, sans climatisation parce que je ne voyais pas l'intérêt de payer pour avoir tout ça. Maintenant que c'est dans l'équipement de base, je l'utilise avec plaisir.
 
A quoi sert d'acheter des super baskets de marque à nos bambins sinon à vouloir signaler qu'on est pas autant dans le besoin que notre caddy le laisse croire.
 
Tiens, d'ailleurs... pourquoi je croise monsieur Machin sortant de sa Mercedes à Lidl ou Aldy ?
 
Arrêtons la compétition !
 
Que tel humain aux revenus plus que modestes cesse de rêver et parfois d'acheter des trésors de technologie ou des objets de marques pour investir dans son quotidien. Et pour ça, cessons de lui brandir nos trésors. De toute manière, nous nous sommes fait avoir aussi; nous ne pouvons plus gagner notre vie en fabriquant ces trésors, d'autres, plus exploités, le font à notre place.
 
Peu m'importe que votre salaire soit le double du mien, que vous rouliez en Béhème, que votre téléviseur soit à plasma. J'ai les mêmes plaisirs que vous devant un coq au vin, une biche surprise dans le bois ou le nid de mésanges devant ma fenêtre. J'ai les mêmes peines que vous devant une vieille femme couchée en travers d'une porte, une mère qui porte des langes vides ou un couple qui regarde sa maison partir au fil des flots boueux.
 
Et, si je regarde sans déplaisir ce super téléphone dans votre main, ce n'est pas parce que j'ai renoncé à un rêve; c'est tout simplement parce que mon rêve est plus grand que le votre.
 
J'aime ce genre d'humeur parce que je crois ouvrir un débat. J'ai sûrement tort quelque part... Montrez moi que mon utopie n'est pas viable, ouvrez moi les yeux, mes yeux qui ne voient souvent que la misère parce que j'ai depuis quelques temps cessé de m'intéresser à la famille royale ou aux dépenses de la Jet Set, ces carottes qu'on nous brandit sur nos écrans à plasma pour nous dire... allez, dépensez, vous avez encore tout ça à désirer.
 

HUMEUR DU 19-05-08 - PAR FRED

 
J'ai envie d'être taquin aujourd'hui, mais bon, je préviens, ça n'a rien de méchant.

J'ai conversé avec ma Princesse personnelle et je lui ai signalé que j'avais enfin sauté le pas et affiché mon profil sur FaceBook, cette fameuse communauté internationale d'internaute en quête de retrouvailles avec des amis d'enfance ou d'adolescence.

Et ce matin, j'avais un petit coucou de, je cite: "ta princesse au petit pois..."

Chacun connait le conte de cette Princesse à la peau si fine qu'elle pouvait sentir un petit pois glissé sous des piles de matelas. La mère du prince avait ainsi déterminé qu'elle était bien la jeune fille délicate dont son fils avait besoin.
 
Entre nous soit dit, il doit falloir la manipuler avec précaution, une telle princesse, certaines positions lui sont totalement interdites, sous peine de ressortir du lit
conjugal couverte de bleus violacés... beurk. Bon, remarquez, les Princes... ils ont de ces goûts aussi. Entre le zoophile de Peau d'Ane et l'alpiniste de Rapunzel, les Princes ont de multiples talents et... des attitudes bizarres pour le commun des mortels.

Me remémorant la Belle au Bois Dormant, je vais aller embrasser telle jolie naîade endormie sur la plage cet été...

"- Ben ti, qu'eche ti fais lô ?
- Pardon, mademoiselle, je vous pensais endormie... attendant un baiser...
- Communt q't'y cause toi ?
- Comme à une princesse, vous savez, la princesse...
- Oui, ben, v'la ch'prince qui v'nôt là, t'y va t'ein preindre plein ta gueule !"

Passons, peut être n'était-ce pas une vraie princesse ,après tout.

Revenons en au petit pois, si vous voulez bien.

Quand j'ai lu "ta princesse au petit pois", j'ai reconnu le trait d'humour pour ce qu'il était - du moins j'espère que c'en était un, rassures moi, ma blonde Princesse !
Je vous guide. Quand on dit qu'untel a un petit pois, on le localise plutôt dans la tête, et c'est, généralement, pour exprimer, comment dire, un manque de discernement certain.

De là a imaginer ma charmante amie manquant de discernement, il n'y avait qu'un pas que je n'ai même pas le souvenir d'avoir franchi. Je voudrai avoir le talent de dessiner ce que j'ai en tête... une princesse en premier plan, robe longue et immaculée, un diadème posé sur son front altier.... elle hausse les épaules, souffle du coin de la bouche sur une mèche échappée de son chignon, ses mains sont noires. En arrière plan, on voit un carrosse renversé, deux chevaux hilares qui se roulent sur le
sol, et un cocher en larmes.

Je me dois d'ajouter quelque chose.

J'aime tes maladresses, Princesse. Et il est toujours beaucoup plus dur de cacher son intelligence que de faire semblant d'en avoir.

Bien... mettras tu cette humeur en ligne ?
(en tout cas, merci pour le sujet)

HUMEUR DU 15-05-08

 
Il est vain de vouloir penser pour les autres, et encore plus si ce sont des relations "virtuelles".
 
Vous savez maintenant ce que je pense des relations virtuelles : elles n'ont rien de virtuel.
 
Les intervenants sont réels, les sentiments le sont aussi, même simulés, les moyens de communiquer sont bien palpables.
 
J'admettrai une virtualité si deux systèmes informatiques dialoguaient ensemble, et encore, il y aurait, en arrière plan, des informaticiens qui se seraient impliqués.
 
Mais bon, pour la suite, je vais nommer virtuelle toute relation qui se fait par le biais de l'écrit ou de la parole, sans intervention de l'image réelle de la personne.
 
Déjà que je suis assez habile pour faire gober la plus grosse bêtise à n'importe qui dans la vie courante, je me pose la question de la crédibilité en virtuel.
 
Pour mon cas, j'use des émoticônes quand je converse, afin que chacun puisse voir mon sourire complice, moqueur, ironique, et comprendre le peu de sérieux que je mets dans mes paroles. (Exemple 1 : "ben, pas de souci, j'appelle un taxi. :-)") Lorsque je veux mes propos plus sérieux, la ponctuation normale s'impose. (Exemple 2: "Non, là tu déconnes, tu peux pas faire ça!")
 
Bien... admettons que je veuille vous informer d'une nouvelle surprenante et tout à fait fantaisiste. Style.... :
 
"Tu savais que des pirates pouvaient installer un logiciel qui permet de prendre le contrôle de ta webcam ?" (Il faut une base véridique et des mots chocs... ici pirate)
"- Il n'allume pas le voyant et donc tu ne vois rien, mais lui te regarde !"
"- En jouant sur les flux électromagnétiques du capteur de la caméra, on arrive même à la déplacer si elle n'est pas bien fixée." (et, je vous le demande, qui fixe sa Webcam ?)
"- Fais gaffe à toi... ta Webcam, tu la tournes vers le mur quand tu t'en sers pas."
 
Et le pire, ou le meilleur, c'est selon, c'est que certain(e)s m'ont cru.
 
Ou bien encore...:
 
"- Ca charge pas, là, t'as pas tes vêtements !
- Tu déconnes ?
- Non, promis, t'es nue. Ca doit être tout ce monde autour, ça fait lagger."
 
Et oui, votre copine est dans cet auditorium, au milieu de 50 personnes, et persuadée qu'elle est le point de mire de tous.
 
"- Et si je fais apparence ?
- Essaye, on sait jamais :-)" (Ben oui, je lui montre que je plaisante avant qu'elle se déconnecte de honte)
 
Non, je ne suis pas fier de moi... quoique, on passe un bon moment. Que penser maintenant des amis en qui vous avez toute confiance alors qu'ils vous trahissent sitôt que vous êtes déconnectés; est-ce que la virtualité autorise le mensonge ? Plus que dans la réalité ?
 
On peut comprendre le mensonge comme un moyen de préserver les autres ou soi même.
 
"Non, je t'assure, je vais très bien. Avec les beaux jours, tu sais, je suis beaucoup dehors." Sous entendu, l'ambulance m'emmène chaque après midi à la rééducation, deux jambes brisées ça risque d'être long.
 
"Ben non, je ne parles plus, mon micro est foutu, j'ai pas fais gaffe, j'ai marché dessus." Et les tuyaux du respirateur me gênent un peu pour articuler.
 
"Je te promet, trésor, je lui ai même pas regardé le profil à cette allumeuse. Trop vulgaire." Par contre, je l'ai bien complimenté sur son décolleté et on va pas tarder à se revoir.
 
"Je vais pas me connecter pendant un petit moment, je crois... ma femme m'a demandé de faire un break."Ma femme me vire, j'ai une heure pour faire ma valise, je sais pas où je dors ce soir, ni même si je reverrai mon ordinateur, j'ai juste le temps pour un petit mot rassurant.
 
Mais je vois que l'heure tourne... et puis ce n'est qu'une humeur, je n'ai pas à fournir de conclusions. On y reviendra ... peut être :-)
 

HUMEUR DU 04-05-08 - PAR FRED

 
Humeur au beau fixe, aujourd'hui, le soleil est là, les températures remontent, les fleurs éclosent un peu partout, comme les jupes des parisiennes en week end sur la côte.

Je cours autour de la maison avec mon appareil photo pour surprendre les insectes qui sortent faire leurs courses, position macro, l'objectif à 2 centimètres de leurs antennes frémissantes. Il est dommage que ces appareils modernes ne puissent pas enregistrer les sons et y plonger aussi loin qu'ils le font dans les images.

"Bonjour, madame l'araignée !

- Dis donc, toi... casse toi avec ton gros machin ! (sans doute fait elle allusion à l'objectif de mon appareil, je n'ai pas pour habitude de me.. soulager sur les insectes.)
Si je rentrais chez toi pour te photographier au moment de ton déjeuner ? "

Ben dis donc... les insectes, cette année.. pourtant certains s'invitent dans mon jus de fruit ou sur ma portion de melon. Il doit exister des insectes plus ou moins sociables, plus ou moins bien élevés.

"Bonjour, madame la fleur, vous voilà bien jolie !

- Au secouuuuuuuuuuuuuuurs !!!! Un obsédé est en train de me photographier le pistil !"

Je fais quoi, maintenant ? Si je prends pour modèles des cailloux, que vais je trouver ?

Ah, un cloporte pointe son nez ! Si ça se trouve, il sort fumer sa clope après un calin sous la pierre.

A quoi sert un tel appareil photo si je ne peux pas aller fouiller un peu dans les mini vies des habitants de mon jardin ? Un super zoom... Tiens !... mais c'est ma voisine qui fait sa douche, là, fenêtre ouverte pour profiter du beau temps.

"Bonjour, madame ma voisine, vous voilà bien jolie couverte de gouttelettes brillantes..."

Je l'ai pas dit trop fort, je n'ai pas trop envie qu'elle m'entende.

Quand même, c'est magique comme quelques gouttelettes de rosée peuvent donner de l'éclat à une fleur. Et puis je n'ai plus envie de renoncer à faire des photos. Dommage, je ne les partagerai pas toutes avec vous.

(www.flickr.com galerie publique de frederic.heberle)

 

HUMEUR DU 26-03-08 - PA FRED

 
C'était un matin pendant mon petit déjeuner, entre le morceau de camembert, hommage à ma terre d'adoption, et la tartine de confiture, dédicacée à ma gourmandise, c'était à la radio... deux nouvelles parmi d'autres, la rencontre de faits "divers".

* Des troubles éclatent dans des provinces chinoises proches du Tibet.
* Carquefou s'offre Marseille en Coupe de France !

Laissant de coté la souffrance du peuple tibétain, l'analogie n'échappera à personne, ou comment un petit groupe de passionnés va bousculer la grosse organisation, jusqu'à la vaincre comme l'ont fait ces footballeurs "du dimanche".
 
Je n'ai que peu de goût pour le football, mais là, chapeau bas les petits gars, vous ne me donnez pas envie de regarder les matchs mais vous gagnez mon respect.

Et puis, pour les tibétains, comme pour toutes les communautés opprimées, délaissées, oubliées, j'ai confiance, je crois sincèrement que ce sont toujours les gentils qui finissent par gagner mais bon, je suis un grand naïf. Et puis... on oppose pas le foot avec les émeutes où l'armée tire sur des moines...

Quoique ! Le sport est une religion pour certains, et la mort a souvent visité les stades. Oups, faut pas que je rentre là dedans, je sais pas où je vais.

Et, en fin de journal, une dernière nouvelle, comme une délivrance... Euthanasie : Chantal Sébire retrouvée morte chez elle.

Bizarre, non comme on met tout de suite un titre à une nouvelle... personne ne sait ce qui est advenu mais l'affaire est déjà jugée par un journaliste, un sérieux, en plus, sur France Inter.
 
Vous voulez mon avis ? Sans défendre l'un ou l'autre, sans juger, je trouve dommage qu'on reproche à certains la langue de bois, le politiquement correct, et à d'autres leur franchise. Je revendique le droit au dérapage, je veux pouvoir parler sans réfléchir, livrer mes impressions à vif... et je compte sur vous pour me pardonner mes écarts.

On fait comme ça ?

Je vous aime tous, même et surtout les donneurs de leçons; la maladresse est humaine.

Et je pisse sur les dirigeants enfermés dans leurs doctrines débiles, mais là, encore une fois, j'ai confiance, un jour ils ne noieront dedans.
 

HUMEUR DU 03-03-08 - PAR FRED

 
J'avais envie de vous livrer quelques réflexions sur l'interactivité entre nos avatars sur Second Life et les objets inanimés bien que,
semble t'il, doués de raison.

Une pensée saugrenue avant de commencer... j'ai passé mes premières années de vie dans une commune de Seine Maritime nommée Eu, proche de ma mer.
 
Cette cité possède une collégiale, un chateau, et une histoire joliment étoffée de noblesse... et un maire, bien sûr. Les gens se
bousculent, comme partout, pour devenir cet édile présidant aux destinées communales. Jusqu'au moment des premières cérémonies
officielles ou les officiels cherchent dans leurs rangs le ... maire d'Eu.

Il existe même une jolie chansonnette qui dit: "On sent la mer d'ici" (ben oui, elle n'est qu'à quelques lieues) ou encore "Il vaut mieux être maire d'ici que maire d'ailleurs..."

Ceci dit... avez vous remarqué combien les objets deviennent bavards ? Je vais depuis peu sur une sim particulièrement agréable, genre ilots
des mers chaudes, sable, constructions en bambou et habitants à l'avenant (agréables, chauds et ayant le bambou, si si). Quand on s'y
promène, on y est interpellé par... les poubelles !

De petits messages suggèrent en effet qu'il nous vient, à leur seule vue (ben vi, on a pas encore l'odeur sur Second Life), l'envie irrésistible
de les vider. Bon, ces iles sont gérées par un couple (RL) et j'ai dans l'idée que la maitresse des lieux a pu, inconsciemment, bien sûr, tenter
de suggérer à une certaine population masculine que le vidage des poubelles n'est pas incompatible avec des muscles saillants et des
tatouages tribaux.

Sur un ilot, se trouve la place "papotage" du lieu, avec ses bancs et ses coussins, sa boite de chocolat aussi (clin d'oeil à quelqu'un qui se
reconnaitra...)
 
Venu pour rencontrer des gens, je m'asseyais donc sur un coussin particulièrement accueillant, dans l'attente des visiteurs qui ne manqueraient pas de venir... un jour ou l'autre. Je discutais tranquillement en IM quand, soudain, un message du chat (prononcez tchatte) attira mon regard: "Bunny adores you" Mon coeur bondit dans ma poitrine, je redressai instantanément la tête et rentrait - moins aisément - le ventre. "Héhé, attend un peu, Bunny, tu vas m'adorer pour quelque chose..."

Je me retourne lentement, le sourire au lèvres, pour découvrir... personne !

Deux dauphins sautent dans l'océan proche... deux écureuils se disputent un gland, non pardon, une noisette oubliée sur le sable...

Je me déplace un peu... et je tombe sur un lapin blanc... Bunny est un lapin, m...., moi qui suis né quasiment en même temps que Playboy,
j'avais autre chose en tête qu'un lapin... Bon, il est tout mimi, blanc, doux... mais ... c'est pas mon truc les lapins. Depuis, chaque fois que
je viens m'asseoir ici, Bunny rapplique pour m'adorer; je sais pas ce qu'il me trouve, simplement, j'aimerai pas que ça tourne à l'obsession
et le retrouver un jour s'excitant sur la jambe de mon pantalon.

Voilà... la prochaine fois je vous parlerai des objets de la vie courante qui tentent de vous expliquer des modes d'emploi d'objets inhabituels écrits par des ingénieurs coréens...
 

HUMEUR DU 08-02-08 - PAR FRED

 
Cela fait trois fois que je relis ce petit bout de phrases... "certains ne m'écrivent plus d'humeurs".
 
J'y reviens et, chaque fois, je sens ma petite voix intérieure qui aurait bien envie d'avoir un petit corps à elle, avec un petit pied, taille 42, dont elle me botterait les fesses, afin de me pousser à écrire.

Donc, ce matin, tôt, je me décide. J'ai plein de bonnes raisons de le faire: envie de faire sourire ma belle amie, envie de me sentir encore capable, envie qu'on admire ma prose, ... envie que cette petite voix puisse rester en paix dans les limbes, immatérielle et, qui sait, jouer au papillon pour aller caresser la surface de vos jours.

J'ouvre une petite parenthèse pour vous conseiller une expérience qui m'a sincèrement plu, une soirée poésie sur Second Life, chaque mercredi de 21 à 23 heures. Chacun amène ses écrits, rimés ou non, ou un texte qu'il a envie de partager. Selon l'envie (le courage), il le lit à l'assemblée - peu nombreuse, rassurez-vous - ou le donne à lire aux animateurs, Eve et Bonach.
 
C'est convivial, frais, et ça encourage les talents méconnus.

J'en reviens à mon désir de vous apporter un sourire, vous mes amis virtuels, vous les inconnus de passage.
 
J'ai, comme beaucoup d'habitants de Second Life, beaucoup de mal à faire comprendre autour de moi ce que peut être un ami virtuel.
 
Comment est il possible de donner de l'attention ou de la tendresse à quelqu'un qu'on a jamais vu, dont on ne sait que ce qu'il a bien voulu nous livrer, et est ce même la vérité qu'il nous a donné.

Sommes nous des précurseurs ? A la réflexion, je ne crois pas.

Simplement, nous utilisons les outils de notre temps pour abolir les distances.
 
Notre nouveau voisin voit se lever le soleil quand le notre se couche... quel jolie pensée que ce passage de relais, le soleil ne se couchera plus jamais, plus jamais de ténèbres, tout ça à cause d'un ami... virtuel.

Le monde sera amour et partage ou bien ne sera pas. Nous survivrons, certes, mais sans plaisir, juste préoccupés de nous même. Ceux qui le
veulent donnent, ceux qui le peuvent reçoivent.
 
Je serais sans doute plus utile dans une rue à réconforter des sans abris... je n'en ai pas le courage... pardon.

Je me fais plaisir aussi auprès de J..., l'autralienne, L..., l'américaine, E..., l'espagnole, M..., la suissesse, et toutes les autres, plus proches, européennes, françaises... Le monde est ma maison, le monde est ma raison, et, à l'instar de mes proches, vous êtes les fleurs de mon jardin.

Le soleil brille, le moment s'approche où la nature va proclamer qu'une branche nue sous le givre prépare l'explosion d'une vie nouvelle...

J'adore ces poussées de soleil qui chatouillent mon envie de vivre, de respirer les fleurs de mon jardin, et de regarder voleter ce papillon,
fragile, tellement beau parce qu'il est fragile.

HUMEUR DU 08-12-07 - PAR FRED

 
Allez, c'est parti, ça couvait depuis quelques temps, je vais faire ce dont chaque homme rêve un jour, et ce, qu'en même temps, il craint le plus. Je vais tenter de pénétrer les pensées d'une femme...
Mesdames, je vais vous expliquer ce que les hommes ont dans la tête, et ils vont mettre ma tête (au mieux) à prix.

Messieurs, je vais vous dire pourquoi, après avoir fermement dit non, vous vous retrouvez à essayer de comprendre pourquoi vous faites ce que vous refusiez l'instant d'avant, et elles vont me haïr et (au mieux) me rayer de leur répertoire.

Alors, pourquoi me lancer dans cette autodestruction, me direz-vous ?

J'ai parfois l'impression que nos vies seraient plus calmes si hommes et femmes arrivaient à se mettre au diapason, que les journées seraient plus calmes si les choses étaient ressenties de manière similaire, que marchands de mouchoirs ou marchands de vaisselle verraient baisser leurs ventes, mais bon, ils songeraient à se reconvertir dans les fleurs, les sucreries ou les huiles parfumées.
On y va ?
Quand votre partenaire dit blanc:

- Madame, il veut dire blanc, il dit blanc, il affirme que c'est blanc, sans une once de gris ou d'autre chose. Jamais il n'imagine que la couleur va changer, subtilement d'abord, puis plus vite, pour aboutir en fin de discussion à un joli camaïeu de couleurs pastels. Jamais il ne s'est douté du nombre de possibilités offertes par ce blanc; le pire qu'il aie pu envisager, c'est juste une trace noire, laissée par un doigt mal lavé... pas vraiment sa faute... on va pas en faire tout un plat ! Eh merde... "NON je te dis, pas fait exprès ! TA mère m'a énervé d'abord..."

- Monsieur, elle a dit blanc, oui, nous avons tous entendu comme vous. Dans un coin de notre cerveau primaire, une petite cellule a commencé à clignoter... en rouge !
 
Une cellule isolée que l'évolution n'a pas jugée bon de multiplier, donc ça doit pas mettre en jeu la survie de l'espèce, mais qui a néammoins traversé les millénaires, preuve que ça doit jouer sur la survie de l'individu quand même. Par une subtile alchimie, votre joli blanc immaculé a changé, tournant au cauchemar pour caméléon hystérique.
 
Les plus sages expireront lentement l'air qu'ils avaient inspirés d'un coup, souriront tendrement et hocheront la tête en un assentiment respectueux. Les promus récents au titre de compagnon de vie feront bien de prendre exemple sur leurs ainés afin de préserver leur cadre de vie... "et touche pas à ma mère !"
 
Quand votre partenaire dit sucré:

- Madame, n'hésitez pas, c'est sucré. C'est sucré ! Vous ne comprenez pas quoi ? Le sucré est un goût de base, au même titre que l'acide, le salé ou l'amer (non, pas la mère, enfin surtout la tienne qui est en même temps salée, acide et amère - tiens, encore un exemple de complications inutiles...).
 
Ne cherchez pas d'explications, s'il vous plait. Quand un homme dit sucré, il parle vraiment du goût de base, il n'y a aucun sous entendu. Sauf peut être quand il prononce le mot devant un joli décolleté et qu'il finit en s'humectant les lèvres de la langue, et encore, il a sans doute cette sensation de sucré sur les lèvres.

- Monsieur... reprenons. Je vous refait pas le topo, vous avez remarqué la petite lumière rouge. Pour une femme, le sucré se réfère également à un goût de base, c'est le coté humain de la femme. Mais... mais s'y attachent des notions aussi variées que Venise, une bougie sur une table, le parfum des amandiers sauvages sous une lune complice, un petit écrin glissé sur une table de restaurant... Je sais ! Elles compliquent tout. A leur décharge, je dirai qu'elles arrivent à tout gérer, donc, pas de souci.
 
Bon, attaquons le gros morceau maintenant, enfin pas gros en taille puisque le mot ne fait que trois lettres, mais gros en conséquences. Pas le "oui", ce mot là c'est vous qui le direz comme dans un songe, peu conscient d'ailleurs de tout ce qu'il implique. Pour l'homme, le oui n'est qu'un assentiment simple et direct; il a rarement remarqué le tas de valises qui attendent derrière. Enfin bon...

Quand votre partenaire dit non:

- Madame, c'est perdu, n'insistez pas. Quand un homme dit non, il pense non. Bon, j'admet qu'en ce cas précis il a, peut être, une arrière pensée qui se pourrai traduire par: "va mettre ton petit ensemble noir avec les rubans rouges et reviens demander gentiment, je finis ma bière". Un peu caricatural, je l'avoue, cette attitude est déplorable, tout juste digne d'un enfant de 5 ans, et encore.

- Monsieur, c'est gagné, foncez ! Nan, je plaisante... vous y avez cru ? Quand une femme dit non c'est un mot qu'elle prononce, un mot utile quand on est une femme, fragile, désirable, un mot qui tient à distance le mâle conquérant.
 
Aucune pensée consciente n'a engendré ce refus, il s'agit là, également, d'un neurone maintenu actif par l'évolution. Je n'ai pas la place ici de vous détailler le cheminement des pensées sous-jacentes à ce non; elles vont du "non ! dégage gros lourd !" ferme et définitif au "oui, enfin ! viens, prends moi ! oui, oui, là, maintenant !" exhubérant. Enfin, je crois...

HUMEUR DU 01-12-07 - PAR FRED

 
Vous avez droit, ce jour, à une humeur un peu décalée de ma part, uniquement inspirée par deux jours de conversations avec une amie "branchée" astrologie.

Vous êtes comme moi ! (si, si, attendez, j'explique !)

Tout le monde lit son horoscope, et cela permet aux chanceux des prédictions de passer des jours extatiques en attendant, qui la rencontre d'une vie, qui le billet gagnant du Pipo National, qui la promotion sur le lot de Kinder - et oui, il existe des plaisirs simples. Remarque... on peut aussi rencontrer le commercial de chez Kinder... ou s'acheter, avec un gain conséquent, et au mépris du diabète, de l'obésité et des maladies vasculaires, une vie de chocolats ("L'abus de nourriture grasse, sucrée, salée, chargée de souvenirs tendres est déconseillée... Françaises, Français, il est temps de grandir !" J't'emm..... ! Lâche moi la santé !).

Une prédiction désavantageuse induit aussi, chez le passionné, ce qu'on appelle communément une "journée de merde", toute en désillusions, fâcheries et déconvenues (exemple typique, et pour rester dans la même gamme d'émotions, le représentant de chez Kinder rencontré est à mi-parcours de sa tournée des points de vente, vous êtes deux à avoir trouvé les 41 bons numéros ou bien la palette de Kinder en promotion est déjà à moitié vidée.)

Donc, j'avoue, je lisais mon horoscope, et juste après je lisais les "strips" de Boule et Bill... ben vi, je suis pas un intellectuel pur et dur !
Pourquoi cet emploi de l'imparfait - tiens, d'ailleurs, le mot imparfait prend ici une autre dimension, non ?

J'ai arrêté les horoscopes !

C'était bien après avoir cessé de confier mon argent à la Loterie Nationale, un peu après avoir cessé une consommation débridée de chocolat et un peu avant de me lancer dans des rencontres...

J'étais devenu accro... au point de me surprendre à lire mon horoscope sur des magazines, dans les salles d'attente du médecin ou du dentiste, pour enfin m'apercevoir, ma lecture achevée, que je n'étais même pas encore conçu lors de l'écriture des phrases assassines !
Et puis vint ma seconde vie... et une seconde naissance, un second signe à prendre en compte selon que je me trouvais face à des personnes réelles ou à des avatars.

Légère disgression, encore une pensée parasite... ils ont du ajouter des signes sur SL, des trucs jamais vus dans nos astres occidentaux, comme le Boeuf, le Cochon, la Bécasse...

- Le boeuf (prononcez beauf) est le grand, torse nu, couvert de tatouages, qui pérore au milieu de la piste, auréolé de prims scintillants, peu soucieux du fait que toi, arrivé après, tu rame comme un malade pour te rapprocher de la boule de danse (et des filles énamourées qui se déhanchent autour de lui, grrrr !). Jalousie ? Euh.. non, je crois pas, je ne souhaite pas être ça. Je ne montre pas mon tatouage, moi, enfin très peu, à des personnes sensibles à l'art seulement...

- Le Cochon est celui qui se promène avec le... enfin, la ... chose à l'air, et en l'air qui plus est, parfois dans des endroits totalement hors de propos avec sa quête (nan, j'ai pas écrit quéquette). Il lague comme les copains aussi le voyez vous approcher comme si il venait, exprès, se frotter contre vous. Là, souvent, je rève d'une épée Laser qui fonctionnerait... tchac !

- La Bécasse, ah, la bécasse est ma préférée ! Souvent autour des deux signes précédents, elles sont diplômées et réalisent une étude sur les moeurs virtuelles et l'influence de l'astrologie sur la problématique des comportements. Je vous taquine... j'aime les bécasses, elles sont "natures", la tendresse fait un halo autour d'elles qui m'attire comme un insecte nocturne, la gentillesse les vêt de paillettes, la naïveté les nimbe de douceur. Ne changez rien, enfin, je veux dire ne perdez pas tout ça, le Boeuf et l'Ane ont besoin de vous.

Bon, je vais faire une pause, là.

Je vous livre, sans retouche, ma personnalité telle que définie sur un site que j'éviterai de qualifier; selon la formule consacrée, faites en ce que de droit.
 
  La Balance ascendant Cancer
 
Psychologiquement, vous êtes d'une nature rêveuse, tournée vers la nostalgie du passé, vers la mère, vers la famille : tout en instinct, tout en protection ou défense de votre être vis à vis de l'extérieur, vous possédez une vie intérieure riche, une imagination fertile voire même infinie, une propension à éviter tout risque inutile, à rechercher la sécurité en ne vous  dévoilant que lorsque la confiance est là, une nostalgie du passé pour le sentiment de bien-être qu'il vous rappelle.
 
Avec un tel Ascendant, votre comportement laisse apparaître qu'aux yeux des autres, vous êtes émotif, sentimental, paisible, imaginatif, sensible, fidèle, résistant, protecteur, vulnérable, généreux, romantique, tendre, poète, paternel ou maternel, rêveur, indolent, gourmand, dévoué, mais vous pouvez aussi être craintif, irréaliste, fuyant, passif, susceptible, angoissé, dépendant, entêté, lunatique, passéiste, paresseux, pesant, casanier ou hermétique.
 
Et puis j'essaierai bien d'analyser mes rapports avec vous aussi, comprendre si on est vraiment si compatibles - ou incompatibles - avant de continuer à se fréquenter ou avant de tenter une première rencontre... enfin, ça, le jour où mon horoscope me le conseillera...
 

HUMEUR DU 10-11-07 - PAR FRED

 
Je n'aime pas trop les animaux que l'on dit domestiques; à dire vrai, j'en ai un peu peur.
 
Je vous parle pas du cheval, beaucoup trop haut pour moi de toute manière, ni du boeuf, dont la filiation avec le taureau n'aura échappé à personne.
 
Je ne dirai rien non plus des coqs dont un m'a traumatisé à l'âge des culottes courtes en courant plus vite que moi dans la même direction (il ne voulait quand même pas m'attaquer, non ?).

Le moindre chien pose sur moi des yeux qui me laissent à penser que je suis leur prochaine proie. Et je songe enfin à respirer dès qu'ils se détournent de moi avec un dédain proportionnel à mon manque d'assurance.

Ce petit préambule pour expliquer mon état d'esprit quand je rencontre chez Edika un joli chat roux qui vient de s'engouffrer par la fenêtre entrouverte.
 
Branle bas de combat dans le studio, on m'explique de ne jamais tenter de caresser ce chat, ni même de le regarder dans les yeux, tandis que la bête se coule sous une table basse.

Bon, le caresser je ne l'aurai pas tenté. Quand à le regarder dans les yeux, j'aurai trop peur qu'il considère ça comme un invitation pour un rapprochement.
 
Tout va bien, je vais l'ignorer, il va m'ignorer...

La fin de journée se passe ainsi; le chat rentre par une fenêtre ouverte, se fait ejecter par une autre, suit une personne qui entre dans l'immeuble, se fait courser de nouveau, gratte à la vitre pour réclamer son repas qu'on lui sert entre les barreaux et finit, la nuit tombée, par se lover sous la table basse pour passer la nuit.

Le Fred, lui, a dîné, papoté, et se prépare à une nuit réparatrice sur le canapé qui lui tend les accoudoirs. Je passe au large pour me rendre à la salle de bains, essayant de l'oublier, croyant dur comme fer qu'il va également me bouder... Extinction des feux, dodo... la nuit passe.

Ce n'est qu'au petit déjeuner du lendemain que j'apprend ce dont ce chat est capable. Edika ne l'affronte qu'armée d'un balai ou d'un aspirateur, Albane nous racontera d'épiques combats qui ont laissés des cicatrices et la fille d'Edika, remarquant sans doute ma jolie couleur verte, me raconte comment elle s'est réveillée un matin avec la bête sur son dos, attentive à tout mouvement, prenant soin de ne pas bouger de peur de se voir planter des crocs dans la nuque...

P....., m..... s'exclame intérieurement votre calinologue préféré, impassible, avant d'avaler la serviette en papier qu'il avait trempé dans son café avant de la mastiquer de longues minutes. On m'avait donc laissé passer la nuit avec ce fauve sans même un balai à portée de main.

Morale de l'histoire, ne vous offusquez pas si, venant d'aventure passer une nuit chez vous un de ces jours, je réclame un balai ou un aspirateur au seuil de votre porte.

HUMEUR DU 09-11-09 - PAR FRED

 
J'ai touché Albane Ewing !!!!

Elle est réelle, elle bouge, elle parle... et elle est encore plus jolie en vrai.(et encore plus gourmande que tout ce que vous pouviez imaginer)

Tout ça a commencé par un petit voyage en auto, le téléport d'Albane n'étant pas garanti à cause de je sais plus quelle pièce emballée par erreur dans un carton.
 
Miss AP étant encore au boulot, c'est à sa soeur Edika de m'accueillir sur le seuil de leur porte cochère et commune... enfin, commune, pas banale, la porte qu'elles empruntent ensemble... pas toujours ensemble, non, mais là où elles sortent de leur immeuble... oui, bon ben zut !

Petite impasse encombrée, parking payant... le Fred se met en double file, le temps de sortir son petit sac de voyage ainsi que le carton de douceurs délicatement suggéré par Albane comme tribut pour avoir le plaisir de la contempler. Je pose tout ça chez Edika, gros hug, bisou, annonces des contentements de enfin se voir... et coup d'oeil par la fenêtre.

Ah ! petit papier sur le pare brise ! P..... de s..... d'e..... de sa race de p..... de m..... me suggère, fort à propos Edika qui, forte d'une éducation parfaite, n'en a pas oublié les bonnes manières ni les raccourcis efficaces. Bon, 35€.

Une place s'étant libérée devant leur immeuble, je me gare tranquillement devant la fenêtre de l'appartement, oublieux de l'inscription "Payant" écrite sur le bitume, pensant que le pire est passé. Retour à l'appartement, rafraichissement, visite sommaire, coup d'oeil par la fenêtre... Tiens !

Je vous passe l'exclamation d'Edika de peur de trop user ma touche ".", je vais plutôt vous le faire à la manière "Ames perdues": "arf !"

Un peu court ? Vous n'imaginiez pas tout ce qu'Albane pouvait mettre dans ce simple mot. De même qu'un lol peut mouiller une culotte, le arf peut exprimer une palette impressionnante de sentiments, le plus souvent d'une grande intensité. Enfin... c'est de l'entrainement tout ça.

Donc, seconde prune pour 11€... il veut rejouer, le monsieur ?

Le monsieur il regarde l'heure et pense qu'en si peu de temps elles (oui, je suis sûr que ce sont des femmes, jolies en plus, souriantes...), donc, disais-je, elles ne repasseront pas une troisième fois. Seconde bonne surprise de la journée, elles ne sont pas repassées.

Voilà, voilà... mes premiers moments dans la cité de Albane Ewing et je comprends comment elle a choisi son nom. Si, cherchez bien ! Dallaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaas ton univers impitoya aaaable...

Albane, je te pardonne tout tes Kinder superflus; à vivre ici on a besoin de soutien, même moi, j'en aurai eu sous la main sur lesquels ne figuraient pas ton nom, je crois que j'aurai fini le paquet... et pis, bon, vous savez ce que je lui ai demandé sitôt nos effusions passées ? Je l'avais prévenue ! Je lui ai dit "Montre moi tes fesses !"

Et vous voulez savoir ?

Quoi ? Un nombre de ligne maximum pour une humeur ?

Ben, c'est nouveau ça !

Bon, ok, c'est toi le chef, c'est ton blog.

Demain je vous parlerai de mes nuits chez Edika en compagnie du tueur psychopathe à fourrure qu'elle héberge...

HUMEUR DU 16-10-07 - PAR FRED

 
Je me remets doucement d'une fête prodigieuse où on a fêté mes 50 ans (he, oui, déjà...). J'ai été étonné par la quantité de "bouffe" qu'on a
acheté pour juste deux repas; on aurai pu alimenter un village africain pendant une semaine avec tout ça. Des fois je me dis qu'on vit une drôle
de vie, ma brave dame, et que ça n'empêche que peu de monde de digérer... et c'est aussi bien.

Mardi, 21 heures, la nuit est tombée sur la ville...

Au loin les mouettes criaillent à la recherche d'une poubelle mal fermée. Près de moi des lapins traversent le bitume d'un parking.

Bientôt les étourneaux vont se rassembler sur les toits, près des cheminées, dans le but de passer l'hiver au chaud.

Je ne vais pas tenter une leçon de morale ou je ne sais pas quoi; j'ai juste eu cette image d'une faune dite sauvage qui profite de nos activités, de notre "civilisation". Tout ça se ressent dans d'autres pays: ce sont des ours qui font les poubelles au Canada, des alligators qui viennent croquer du Mac Cocker sur les pelouses de Floride, des hérons qui viennent déguster des amuse-gueules dans des écloseries de poissons au Japon.

Et, au delà, j'ai une autre image...

Je ramasse chaque année du blé tombé des remorques pour nourrir mes oiseaux l'hiver, je glane du maïs dans les champs pour mes colombes ou mes souris, je vais distribuer quelques croutons aux canards ou aux lapins. Bref, je donne à manger aux animaux, et c'est là que quelque chose me perturbe un peu.

Voyez ce rayon de supermarché consacré aux chiens, chats et oiseaux.

Voyez cette nourriture commercialisée pour nos compagnons à pattes,comme nous disent leurs défenseurs. Et je ne parlerai pas ici - enfin si, je le fais là - des soins médicaux, chirurgicaux, des médicaments hors de prix qui leurs sont réservés.

La seule chose qui m'intéresse dans les croquettes Miam c'est que les merdes des chiens qui en mangent se tiennent mieux que s'ils avaient mangés des Crounch. Ca économise des cols de fémur, c'est le seul point que je retiendrai.

Combien de traitement anti paludéen pourrait-t'on financer avec le vermifuge de Kiki le labrador ? A combien de sacs de riz équivaut la vasectomie de Prince, le persan
persécuté ? Combien puis-je donner de lait à un enfant si j'oublie de faire friser Vaseline, mon caniche mordoré ? (et ne cherchez pas de contrepèteries
dans tout ça, merci!)

Un proverbe dit: "Qui n'aime pas les bêtes n'aime pas les gens !" Sans commentaire...

C'est pas génial comme humeur du jour, je le concède, mais c'est tout ce que j'ai en magasin; le reste est parti chez les défavorisés pour qu'ils puissent se réchauffer. ;-)

HUMEUR DU 08-10-07 - PAR FRED

 
Ras le bol des humeurs nostalgiques ou faussement tristes; si vous voulez pleurer, regardez la télé.
 
Le vie est belle ! Les oiseaux chantent, quel que soit leur age ou la couleur de leurs plumes.
Les fleurs s'ouvrent sous la caresse de la lumière ou de pensées tendres.

Les papillons virevoltent derrière des fenêtres qu'il suffirait d'ouvrir.

Les ruisseaux coulent en retrouver d'autres pour former des rivières.

Et toi, mon coeur, tu palpites sous ma main pour témoigner de mon bonheur.

Nul doute en moi sur les malheurs du monde, nulle tentative d'occulter la misère, la solitude, la mort.

Mais je ne veux pas qu'on m'imbibe des peines des autres sous prétexte que je me sens moins exposé ensuite.

J'ai rencontré cet oiseau et son chant m'a ravi.

Sous mon souffle, la fleur s'est entrouverte.

Sur ma poitrine, le papillon s'est reposé.

D'une larme, j'ai abreuvé la mer.

Et au souvenir de ta main légère, mon coeur palpite encore.

Nul doute en moi sur les joies du monde, nulle envie de nier l'amour, le bonheur, la tendresse.

Et je demande que vous m'inondiez de vos sourires sous prétexte que les miens vous sont adressés.

A toi, mon âme, baume de mes intimes frayeurs, je veux dédier mon rire, même si il est un peu forcé.

A toi, ma soeur, témoin de mes états d'âme, je veux ouvrir mes bras pour ton coeur abriter.

A toi, ma moitié caline, je veux donner chaque jour plus que le jour d'avant.

A toi, mon oiseau furtif, voici mon esprit curieux pour que tu y écrives tes chants.

A moi sera dévolu le rôle ultime, celui qui permet le bonheur: rire, aimer, donner.

Je n'oublierai pas de rester réceptif aux chants des sirènes, sans qui je resterai assis sans bouger, attendant sans rien dire que ma vie
s'achève, sans même l'idée d'y participer en rève.

La vie est belle, mon chemin lumineux. Je n'ai besoin que de toi, oublier le reste, mais je veux de chacun respecter la vie, qu'un jour un
dise de moi: "Il m'a donné un sourire, il m'a donné une larme, sans jamais rien demander en retour. La belle vie que celle çi."

HUMEUR DU 06-10-07 - PAR FRED

 
Une humeur réfléchie ce jour, et quelques messages persos à la fin...

J'ai eu deux agréables conversations cet après midi, avec deux jeunes femmes bien sûr, deux dialogues avec deux conceptions du virtuel que j'ai bien aimées.

Pour L... , une fois le bouton "Quitter" pressé, toutes les histoires virtuelles se terminent. Amours, drames, rivalités, les jeux sont finis, les avatars rangés, les sentiments oubliés (j'en suis pas si sûr pour les sentiments).

La vraie vie reprend ses droits, vrais sentiments, vrais amours, vrais personnes. On s'est ensemble posé la question de la limite entre virtuel et réel (et ne comptez pas sur moi pour embrayer sur ça, chacun de nous a une conception différente de la chose).
 
Je prétends que le virtuel n'est jamais douloureux et aussi que le réel n'intervient que lorsque deux peaux se touchent... Allez, vos opinions m'intéressent !

Nous avons aussi évoqué l'usage de la voix et, là encore, nos opinions divergent; où j'aime la voix pour la simplicité des rapports, leur rapidité accrue face à l'écrit, plusieurs personnes m'ont dit la rejeter à cause, soit d'une plus grande implication - donc une bascule du virtuel vers le réel -, soit d'une moindre part de l'imaginaire.

Pas facile de trancher... j'aime la voix parce que le mensonge est plus difficile, les mauvaises interprétations plus rares, et, justement, parce que le réel voit son emprise augmenter.

Quand je dis à C... que le rôle qu'elle veut me faire jouer est altéré par le fait que je ne sais pas avec certitude si elle est une fille ou un garçon déguisé, suis-je juste taquin ou bien ai-je en moi cette incertitude qui me bloque.

Une chose est sure quand à l'usage de la voix; il est lié à l'environnement proche du joueur, c'est à dire si il existe des auditeurs extérieurs à ces conversations. Une conversation à bâtons rompus sur la Finale de rugby est moins implicante qu'une déclaration à Valentines (cherchez ce sim, c'est très joli).
 
D'un autre coté, je ne suis pas sûr de vouloir imposer à mes interlocuteurs l'élimination en direct du délaissé de la semaine à la Star Ac' suivie en direct pas ma petite dernière, bouche bée.

Simplement, il est certaines situations où je ne saurai plus m'en passer et, en général, je perds moins de temps à parler qu'à écrire, moins à écouter qu'à attendre qu'on écrive.

Bien !

Messages persos...

Pour E...: Le slip kangourou est confortable, douillet, résistant.
Pour L...: Tu as des yeux magnifiques, mais j'avoue avoir regardé ailleurs aussi.
Pour K...: Délicieuse ta tarte au saumon ;-)
Pour A...: mmm, et ce desert ! euh, dessert, pardon !
Pour A...: Tiens bon, Amina, antalgiques et pas de doigt qui glisse
Pour C...: Alors, pour de vrai, tu es quoi ?
Pour M...: On s'est raté aujourd'hui et c'est peut être mieux... J'ai un peu peur que notre jeu s'achève à notre première rencontre, un second "grand blanc"... Pourquoi vous m'impressionnez comme ça dans cette famille ?

HUMEUR DU 03-10-07 - PAR FRED

 
Je n'y arrive pas, rien ne sort ce soir...

Mon humeur du jour a été à la mesure de mon temps de sommeil, réduite, et à la mesure de la météo, grise, et j'arrêtes là parce que le but est pas de vous tirer des larmes.

Paperasses, discussions, un petit coup de virtuel. J'ai une amie en région parisienne qui va déménager bientôt; une bonne occasion pour aller visiter la banlieue, non ? Clichy, Versailles. Et j'ai des livraisons à faire dans le coin, comment dire, - clin d'oeil à la Princesse - des incitations au régime ?

Une bonne nouvelle, cette fin d'après-midi, je vais rencontrer une autre Princesse bientôt, enfin si je peux chatouiller sa curiosité et qu'elle pose son regard sur moi.

Ca fait un moment que je souhaitais la rencontrer mais elle était beaucoup trop réelle. J'avais même envisagé de poser un bouquet anonyme devant sa porte, c'est dire.
 
On imagine que j'ai posé ce bouquet, sonné brièvement à la porte et dévalé l'escalier sans trébucher - je me connais, des fois je peux être maladroit. On imagine qu'elle est intriguée et qu'elle en parle autour d'elle. Et quelqu'un de son entourage me connait !

Mathilde, tu me lis ?

Tu es intriguée ? J'ai réussi à te surprendre ?

Laisse moi te raconter comment ça va se passer, tu veux...

On va s'écrire d'abord, se dire bonjour, prendre des nouvelles. Rapidement je vais avoir envie de te rencontrer en pixels et en prims, admirer les courbes de ton shape, le jeu du soleil sur ton skin.
 
Alors on se fixera un rendez-vous dans un jardin paisible. Un banc accueillant, des papillons, un chant d'oiseau, tout te sourira alors que tu me verras approcher dans la brume de l'aube. Un dernier rebake de tes textures, vérification de la disponibilité du hug, on replace rapidement un prim rebelle.

Oh mon dieu !

Mathilde, tu t'es vue ? Mais t'es une newbie ! T'as le shape de base, le skin en synthétique, les prims carrés...

Tu ressembles à un dessin de Edika, c'est dire !!!

J'aime Edika, là n'est pas la question. Simplement je suis né en même temps que Playboy et Marylin cambrée sur fond de velours rouge.

Allez, viens ! On va aller faire les boutiques.

Et ensuite, oui, ensuite on va penser à un avenir commun. Ca te dirai qu'on fasse un truc à deux ?

Une humeur !

HUMEUR DU 26-09-07 - PAR FRED

 
Ma pauvre Albane, que n'as tu pas dit là !

Quand j'ai évoqué la possibilité qu'on puisse un jour ne plus s'entendre, tu as dit quelque chose comme "Ben non, pas avec toi..."

C'est agréable à entendre, je te l'ai dit, mais ça m'a donné une certaine latitude dans mes rapports avec toi.
 
Première conséquence, cette humeur du jour, cruelle j'en conviens mais tu dois être forte, saches le, la vie est cruelle, et ce n'est pas Arthur qui nous dira le contraire.

Ce matin j'ai eu envie de parler à Notre Dame des Ames Perdues; il était 11h30, je finissais à peine mon café, pas lavé, pas habillé (enfin tenue correcte quand même). Hop, nous nous décidons pour un petit coup de webcam.

Elle m'avait repoussé toute la matinée, prétextant des cartons à remplir, un jogging pas très seyant, une coiffure approximative, un maquillage inexistant... Et voilà qu'elle m'invite à sa table ! Il y avait le dîner du Roi, à Versailles, voici le déjeuner de la Princesse tel que mon esprit embrumé l'a enregistré.

- Coucou, Albane, ça va ?

- oumph'jour, 'scuse, chuis affamée.

- Ca me fait vraiment plaisir de pouvoir enfin te parler !

- vouich, mmmm, cha faijait longtemps.

- Tu vas bien ?

- pffff (fit-elle en constellant la webcam de miettes diverses), levée tôt, j'ai pas arrêté, juste pour aller acheter un McDo à mes filles.
(Ah, l'explication qui me manquait pour comprendre l'image de hamster que je voyais, les joues rebondies, le poil hirsute !)

- Tu manges ça, toi ?

- Non, pas moi ! miommmm Moi j'ai droit à deux petits yaourts et un Coca light (à boire avec modération)
(Bon, c'est pas ça alors ? Ou alors des yaourts enrichis en fibres...)

- Remarques, j'en mange aussi, mais je les fais moi même. (Pour toi, lecteur assidu, la recette en fin de texte !)

- mmmouich, ch'adore cha auchi ! Des trucs bien gras, bien lourds, de temps en temps cha fait du bien.
(Là, elle se lève pour aller voir le dessin que Louise vient de finir sur le papier peint du salon, ce qui me permet de visualiser ce jogging... Et mon coté sombre reprend le dessus ! Et, quand elle revient:)

- Ah ben oui, je vois qu'il reste du boulot... du rangement, je veux dire !
...
On a échangé comme ça nos humeurs du jour à propos de régimes, de crise du logement et du bonheur de passer une journée en jogging.
 
On a parlé aussi chiffons, tenues SL. Vrai, tu portes la même petite robe noire en RL, celle qui ressemble à une nuisette ? (pas bien Fred, pas bien !)

Merci, Albane, de ta bonne humeur en situation de crise; une grande leçon de courage et d'abnégation !

Bon, je te taquine mais, quelque part, je n'ai que rarement vu quelqu'un manger de si bon apétit deux yaourts, sauf peut-être lors d'une fête teutonne de la bière. ;-)
 
Et on s'est dit (j'ai refusé la promesse) qu'on se verrai un jour, en vrai, dès que ses filles auront appris à ne pas décorer tous leurs lieux de résidence avec des fresques représentant des hamburgers géants sur fonds de pays enchantés.
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Pour finir, encore plus cruel, recette pour un hamburger:

Je vous concède le pain spécial parsemé de graines de sésame qu'il faut passer au four, coupés en deux, position grill jusqu'à coloration - les graines de sésame ne prennent tout leur arôme que grillées.

Ensuite, sur chaque moitié de pains, étaler une tranche de salami. Repasser au grill avant d'étaler un peu d'emmental rapé gros. Laisser fondre tandis que vous poêlez votre steack haché (5%MG, pas plus).

Sortez les deux moitiés de pain garnies. Sur celle du dessous, ajoutez quelques rondelles d'oignons finement émincées, une large rondelle de tomate, un trait de ketchup, un filet de mayonnaise.

C'est le moment de commencer à faire vos exercices d'assouplissement de machoires; c'est qu'il va falloir rentrer tout ça à un moment ou un autre...

Poser le steack, re oignons, tomate, puis la tranche supérieure de pain.

Rendez grâce à St Ronald pour ce repas que vous allez prendre... 

HUMEUR DU 20-09-07 - PAR FRED

 
Tout le monde a entendu parler de ces émissions de télé ou de radio qui nous scotchent littéralement à nos sièges, ces idioties qu'on ne peut pas laisser en cours de route; on a envie de savoir, c'est trop, on veut connaitre la fin, ça peut pas être aussi débile, il existe une raison profonde, une ultime raison.

Pourtant chacun sait que ça se finira sur la même veine. On n'a plus d'illusions. Des années de pratiques nous ont habitués à la chose. En vrac:

- Arielle, désorientée par le décalage horaire, va t'elle se laisser séduire par le bel Antonio, mettant ainsi son couple en péril ?

- Monique osera t'elle manger la grosse chenille poilue, donnant ainsi à son équipe le droit de mettre du beurre sur leur poignée de riz quotidienne ?

- Gabriella, par son revirement soudain sur ses habitudes vestimentaires, aura t'elle les 3 SMS qui lui manquent pour rester une semaine de plus à casser les c.... de ses colocataires ?

- Kevin osera t'il avouer à Fred son... Kevin !!! Merde ! Casse toi ! Ras le bol, t'étais pas invité là !

- ...goût pour les noisettes ?

pfff, je reprends :

- Saurons nous un jour pourquoi l'écureuil de Paul n'a aucun goût pour les noisettes ?

- Pourquoi ces c...asses d'antilopes traversent la rivière justement là ou les crocodiles font la queue pour bouffer, pourquoi le sofa, l'ami et la poule d'eau ?

- Nicolas arrivera-t'il à nous convaincre, grâce à des explications sobres et mesurées, que ses engagements sont en faveur de chacun de nous, et ce en moins d'une heure ?

- et pourquoi les oignons me ballonnent, hein, pourquoi ?

Ces soucis n'intéressent que, dans l'ordre:

- Patricia, qui kiffe grave le mec d'Arielle, trop kikou.

- La chenille qui aimerai bien s'en tirer, parce que les coéquipiers de Monique ont déjà une opinion bien arrêtée sur la coincée du gosier. Et, de toute manière, ils s'en foutent, ils ont planqué des provisions échangée aux autochtones contre des autocollants de la chaine.

- La productrice de l'émission pour qui les fesses blanches de Gabriella font décoller l'audience à chaque douche et qui kiffe grave kikou les sms de tous les jeunes obsédés qui flashent sur la caméra cachée de la salle de bain des filles.

- Fred, sans aucun doute, qui se sent un peu serré, mais bon, c'est peut être qu'une coincidence.

- L'écureuil, petit animal grave kiffé par les copines de Paul, qui ne viennent que pour lui, d'ailleurs, obèse, surdosé en céréales hypersucrées qui, quoi qu'il essaye, est incapable désormais de grimper sur un malheureux tabouret, alors un noisetier, je vous raconte pas.

- les crocodiles, mais me demandez pas pourquoi !

- Nicolas lui même qui ne veut pas perdre un bon boulot, bien payé, avec plein d'avantages sociaux.

- euh, joker, là !

Et bonsoir !

HUMEUR DU 19-09-07 - PAR FRED

 
Déjà deux jours ! Nous sommes saufs, trois personnes sur un équipage de sept au départ, nous avons à manger, l'eau locale est potable, ça pourrait être pire. Ma compagne Althea est adorable; on étaient dans une couchette quand le vaisseau s'est écrasé sur cette planète étrange.

Nous l'avons identifié depuis comme Eden IV, atmosphère respirable, flore magnifique, d'où le nom.
 
Il reste aussi le second du commandant, un garçon un peu bizarre qui dort à l'intérieur de la carcasse éventrée.

Heureusement que la radio de secours marchait encore. Les secours arriveront d'ici deux jours maintenant, d'ici là Althea et moi explorons les taillis et les sous bois, des tapis de mousses caressantes, des cascades d'eaux tièdes et limpides...

C'est en testant une source d'eau pétillante ce matin que nous avons entendu les ruffalles glouglouter.
 
Sur un magazine du bord à moitié calciné, j'ai vu une photo de cet animal, un oiseau ressemblant à une grosse dinde, avec un plumage multicolore du plus bel effet dans le décor, assez rare à observer. Nous avons hâte de les voir, mais pas trop envie de bouger pour le moment...

J'ai entendu du bruit !

En sortant la tête de l'herbe haute, j'ai aperçu quelqu'un courir. Notre compagnon de naufrage, comment ç'est déjà... ah oui, Kevin ! Il courait vers les restes du navire. Heureusement que je ne suis pas resté seul avec lui, je pense que ça aurait été moins agréable...

Nous nous sommes levés, avons rajusté nos vêtements. Des bruits nous parviennent de la forêt voisine. Allons nous enfin entrevoir ces ruffalles ? Décidément, cet accident nous aura donné le pire et le meilleur; Althea me prend la main et se serre contre moi.....

P.... de magazine à la c.. !

La partie manquante du magazine devait contenir certains détails sur ces charmants volatiles. Le premier, ils doivent peser plusieurs centaines de kilos mais courent assez vite. Quand au second, ma compagne éphémère en a fait l'expérience quand elle a trébuché: ils sont carnivores !

Je cours vers le vaisseau...

Kevin, pardon, je penserai plus de mal de toi, ouvre-moi la porte !!!